Préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs représente un défi majeur pour les étudiants de classes préparatoires scientifiques. L’École Nationale de l’Aviation Civile, plus connue sous le nom d’ENAC, figure parmi les établissements les plus prestigieux du secteur aéronautique. Cette institution forme les futurs ingénieurs, pilotes et contrôleurs aériens qui façonneront l’aviation de demain. L’accès à cette école s’effectue via le concours CCINP, qui utilise une banque d’épreuves communes à plusieurs établissements d’excellence. La sélectivité des épreuves impose une préparation rigoureuse, et les annales constituent un outil indispensable pour maximiser ses chances de réussite. Disposer de sujets corrigés permet de comprendre les attentes des correcteurs, d’identifier les thèmes récurrents et de s’entraîner dans des conditions réelles. Les candidats découvrent ainsi les types d’exercices proposés, affinent leurs méthodes de résolution et gagnent en confiance. Cette démarche méthodique transforme la préparation en un processus structuré et efficace.
Sommaire
TogglePrésentation du concours ENAC et modalités d’accès
Le concours permettant d’intégrer l’ENAC repose sur la banque d’épreuves du concours CCINP, qui concerne trois filières principales de classes préparatoires. Les étudiants en MP, PC et PSI peuvent candidater à cette formation d’excellence. L’inscription se déroule sur le site SCEI, plateforme dédiée aux concours des grandes écoles d’ingénieurs, entre mi-décembre et mi-janvier de leur deuxième année de préparation. Cette période intervient après seulement quelques semaines de cours en Maths Spé, ce qui nécessite une anticipation importante. Les candidats doivent remplir leur dossier avec soin, en respectant scrupuleusement les dates limites imposées.
Le processus de sélection distingue deux statuts différents : élève ingénieur civil et élève ingénieur fonctionnaire. Cette distinction influence considérablement le parcours et les engagements des futurs diplômés. La sélection se déroule en deux phases successives : l’admissibilité, qui repose sur les résultats des épreuves écrites et éventuellement le dossier scolaire, puis l’admission finale après les épreuves orales. Les candidats déclarés admissibles sont convoqués dans différents centres d’examen pour passer les interrogations orales. Cette organisation en deux temps permet une évaluation complète des compétences scientifiques et des capacités de communication des futurs ingénieurs.
Nombre de places disponibles à l’ENAC par filière
Les statistiques de recrutement pour l’année 2019 révèlent la répartition précise des places offertes. Pour le statut d’élève ingénieur civil à Toulouse, l’établissement proposait 39 places en filière MP, 19 places en PC et 34 places en PSI. Ces effectifs représentent la majorité des admissions, destinées aux étudiants qui suivront une formation classique d’ingénieur sans engagement particulier envers l’État.
Concernant le statut fonctionnaire, les places se révèlent encore plus limitées : 5 places en MP, 4 places en PC et 5 places en PSI. Cette distinction entre les deux statuts modifie profondément les conditions de formation et les perspectives de carrière. Les élèves fonctionnaires bénéficient d’une rémunération pendant leurs études et ne paient pas de frais de scolarité. En contrepartie, ils s’engagent à travailler pour l’État pendant une durée déterminée après l’obtention de leur diplôme.
| Statut | MP | PC | PSI | Total |
|---|---|---|---|---|
| Civil Toulouse | 39 | 19 | 34 | 92 |
| Fonctionnaire Toulouse | 5 | 4 | 5 | 14 |
| Total ENAC | 44 | 23 | 39 | 106 |
Le nombre total de places s’établit donc à 44 en MP, 23 en PC et 39 en PSI. Cette répartition souligne la haute sélectivité du recrutement, avec un nombre limité de places face à un grand nombre de candidats potentiels. Pour les candidats de filière PC, le recrutement s’effectue via le concours CCINP Physique, qui propose des épreuves spécifiques adaptées au programme de cette filière.
Structure générale des épreuves du concours CCINP
Le concours CCINP constitue une voie d’accès vers 32 écoles d’ingénieurs en France. Cette banque d’épreuves sert également de référence pour 40 établissements supplémentaires qui l’utilisent pour leur propre recrutement. Les épreuves écrites couvrent l’ensemble des disciplines scientifiques étudiées en classes préparatoires : mathématiques, physique, chimie selon les filières, sciences industrielles ou informatique. Les matières littéraires occupent également une place significative avec le français et les langues vivantes, dont l’anglais principalement.
La phase orale complète cette évaluation par des interrogations dans les matières scientifiques fondamentales. Les candidats admissibles doivent également présenter leur travail de TIPE, qui évalue leur capacité à mener un projet scientifique de manière autonome. Les coefficients varient selon les écoles et les filières, reflétant les spécificités de chaque formation. Pour la filière PC, la division du concours en deux parties distinctes, Physique et Chimie, permet aux candidats de valoriser leurs compétences dans l’un ou l’autre domaine.
- Épreuves de mathématiques avec plusieurs exercices ou problèmes
- Épreuves de physique comprenant des applications pratiques
- Épreuves de chimie pour les filières concernées
- Sciences industrielles ou informatique selon les options
- Épreuve de français avec résumé ou dissertation
- Épreuve d’anglais avec compréhension et expression
- Interrogations orales dans les disciplines scientifiques
- Présentation du TIPE devant un jury
Les candidats déclarés admissibles sur la base de leurs résultats aux épreuves écrites reçoivent une convocation pour passer les oraux. Ces interrogations se déroulent dans différents centres d’examen répartis sur le territoire national. L’organisation de ces épreuves s’étale généralement sur plusieurs semaines, ce qui nécessite une disponibilité importante de la part des candidats.
Taux de réussite et statistiques d’admission à l’ENAC
Les données précises concernant le nombre de candidats et les taux d’admission permettent de mesurer la sélectivité réelle de l’ENAC. Chaque filière présente des caractéristiques propres en termes de nombre d’inscrits et de places disponibles. La comparaison avec les autres écoles accessibles via le concours CCINP révèle que l’ENAC se positionne parmi les formations les plus demandées en raison de sa spécialisation unique dans le secteur aéronautique.
Le parcours type d’un candidat s’étend sur plusieurs mois. L’inscription sur le site SCEI constitue la première étape officielle, suivie d’une préparation intensive jusqu’aux épreuves écrites qui se déroulent généralement en avril et mai. Les résultats d’admissibilité paraissent quelques semaines plus tard, déterminant quels candidats pourront passer les oraux. Cette période d’attente génère souvent du stress, mais elle permet aussi de se préparer aux interrogations orales pour ceux qui sont admissibles.
| Filière | Places civiles | Places fonctionnaires | Total places |
|---|---|---|---|
| MP | 39 | 5 | 44 |
| PC | 19 | 4 | 23 |
| PSI | 34 | 5 | 39 |
La préparation aux oraux s’intensifie après la publication des résultats d’admissibilité. Les candidats revoient leurs cours, s’entraînent aux interrogations et peaufinent leur présentation de TIPE. Le passage des oraux intervient généralement entre fin juin et début juillet, suivi des résultats définitifs qui déterminent l’intégration finale. Le classement final combine les performances aux écrits et aux oraux selon des coefficients établis pour chaque école.
Programme des épreuves de mathématiques pour l’ENAC
Le programme de mathématiques attendu varie selon la filière d’origine du candidat. Pour les élèves de MP, les épreuves couvrent l’algèbre avec les structures fondamentales, l’analyse incluant les séries et les équations différentielles, les probabilités continues et discrètes, ainsi que la géométrie. Cette filière approfondit particulièrement les concepts abstraits et les démonstrations rigoureuses. Les candidats doivent maîtriser les espaces vectoriels normés, les matrices et leurs applications, ainsi que les transformations linéaires.
En filière PC, le programme privilégie l’analyse et ses applications physiques. Les candidats travaillent les intégrales généralisées, les séries de Fourier et les équations différentielles en lien avec la modélisation des phénomènes physiques. L’algèbre linéaire occupe également une place importante avec les matrices, les systèmes linéaires et les diagonalisations. Les probabilités complètent ce programme avec les lois usuelles et les variables aléatoires.
- Algèbre linéaire avec espaces vectoriels et applications linéaires
- Analyse des fonctions d’une ou plusieurs variables
- Séries numériques et convergence
- Équations différentielles ordinaires et linéaires
- Calcul matriciel et réduction des endomorphismes
- Probabilités discrètes et continues
- Intégrales généralisées et applications
Pour les PSI, le programme mêle analyse, algèbre et probabilités avec une orientation vers les applications pratiques. Les thèmes récurrents dans les sujets incluent les équations différentielles liées aux systèmes physiques, les intégrales dans le cadre de la thermodynamique, et les matrices pour la modélisation. Travailler régulièrement les annales permet d’identifier ces types d’exercices fréquents et de maîtriser les méthodes de résolution classiques. Les correcteurs valorisent autant la rigueur mathématique que la capacité à résoudre des problèmes concrets issus de situations réelles.
Programme des épreuves de physique pour l’ENAC
Les programmes de physique diffèrent également selon les filières préparatoires. Les candidats MP abordent la mécanique du point et des systèmes, la thermodynamique avec les machines thermiques, l’électromagnétisme incluant les ondes, et l’optique ondulatoire. Ces domaines couvrent les fondamentaux nécessaires pour comprendre les phénomènes physiques complexes. La mécanique analytique, avec les formalismes lagrangien et hamiltonien, constitue souvent un sujet d’épreuve exigeant.
En filière PC, le programme approfondit la thermodynamique avec les transitions de phase et les équilibres chimiques. La mécanique des fluides occupe une place importante, particulièrement pertinente pour les applications aéronautiques. L’électromagnétisme traite des champs et des ondes électromagnétiques, tandis que l’optique étudie les interférences et la diffraction. La chimie complète ce programme avec la cinétique chimique et l’oxydoréduction.
| Filière | Domaines principaux | Applications aéronautiques |
|---|---|---|
| MP | Mécanique, Thermodynamique, Électromagnétisme, Optique | Mécanique du vol, Propagation des ondes |
| PC | Thermodynamique, Fluides, Électromagnétisme, Chimie | Moteurs thermiques, Aérodynamique |
| PSI | Mécanique, Thermodynamique, Électricité, Conversion | Systèmes mécaniques, Électronique embarquée |
Les PSI étudient la mécanique avec les systèmes complexes et les liaisons, la thermodynamique appliquée aux machines, l’électricité avec les circuits et les filtres, le magnétisme et la conversion d’énergie. Les sujets comportent souvent des applications pratiques liées à l’aéronautique : mécanique du vol des aéronefs, thermodynamique des moteurs à réaction, électronique embarquée dans les avions, systèmes de contrôle automatique. Les correcteurs attendent une démarche scientifique rigoureuse avec des schémas clairs et des explications détaillées justifiant chaque étape du raisonnement.
Programme des épreuves de sciences industrielles ou informatique
Les filières PSI et MP option Sciences Industrielles suivent un programme incluant l’automatique avec les systèmes asservis, la mécanique des systèmes multicorps, la modélisation des liaisons et des actions mécaniques, ainsi que la simulation numérique des comportements. Ces disciplines évaluent la capacité à analyser un système technique complexe et à proposer des solutions d’optimisation ou de correction. Les étudiants manipulent des logiciels professionnels de simulation comme Matlab ou SciLab.
Pour les MP option informatique, le programme couvre les algorithmes fondamentaux avec leur complexité, les structures de données avancées comme les arbres et les graphes, les bases de données relationnelles avec le langage SQL, et la programmation orientée objet. Les langages utilisés incluent principalement Python, OCaml et parfois C. Les épreuves évaluent la capacité à concevoir des algorithmes efficaces et à les implémenter correctement.
- Analyse fonctionnelle des systèmes techniques
- Modélisation mécanique des liaisons et des actions
- Étude des systèmes asservis et leur stabilité
- Conversion de l’énergie et rendement
- Algorithmes de tri et de recherche pour l’informatique
- Structures de données et leur implémentation
- Bases de données et langage SQL
Les sujets peuvent porter sur des systèmes aéronautiques réels : pilote automatique maintenant la trajectoire d’un avion, systèmes de contrôle gérant le trafic aérien, gestion optimisée des plans de vol. Maîtriser les logiciels de simulation et de programmation offre un bénéfice considérable. Les annales permettent de se familiariser avec les types de problèmes posés et d’acquérir les réflexes méthodologiques nécessaires pour aborder ces épreuves avec efficacité.
Importance des épreuves de français et langues vivantes
Contrairement aux idées reçues, le français et les langues occupent une place stratégique dans les concours scientifiques. Au concours Centrale Supélec, le coefficient de l’épreuve de français atteint 17, équivalent à celui de certaines épreuves de mathématiques qui varient entre 17 et 12 selon les filières. Pour l’anglais, le coefficient s’établit à 11, ce qui représente une part non négligeable du total. Ces matières peuvent faire la différence entre deux candidats présentant un niveau scientifique comparable.
Les épreuves de français proposent généralement un résumé de texte suivi d’une dissertation ou d’une étude littéraire approfondie. Les correcteurs attendent une culture générale solide et une maîtrise parfaite de la langue française. L’orthographe, la syntaxe, la richesse du vocabulaire et la pertinence de l’argumentation sont scrutées avec attention. Pour les langues vivantes, les épreuves comprennent de la compréhension écrite avec des textes techniques ou généraux, de l’expression écrite sur des sujets variés, et parfois une épreuve orale.
| Matière | Coefficient Centrale Supélec | Type d’épreuve |
|---|---|---|
| Français | 17 | Résumé et dissertation |
| Anglais | 11 | Compréhension et expression |
| Mathématiques (varie selon filière) | 12 à 17 | Problèmes et exercices |
Ces matières sont souvent délaissées par les élèves de classes préparatoires scientifiques qui concentrent leurs efforts sur les disciplines scientifiques. Cette erreur stratégique peut coûter cher lors des résultats finaux. Travailler régulièrement le français et les langues permet de sécuriser des points précieux et parfois décisifs. Les professeurs recommandent de consacrer un temps hebdomadaire suffisant à ces disciplines pour maintenir un bon niveau et progresser régulièrement.
Épreuves orales du concours CCINP pour l’ENAC
Les épreuves orales constituent la seconde phase décisive du processus de sélection. Elles comprennent des interrogations en mathématiques, physique et éventuellement chimie ou sciences industrielles selon les filières d’origine. Le déroulement type d’une interrogation suit un schéma classique : le candidat dispose d’un temps de préparation, généralement 30 minutes, pendant lequel il travaille sur un sujet tiré au sort. Il dispose d’une salle dédiée avec du matériel de calcul et de rédaction.
Après cette préparation, le candidat passe devant l’examinateur pour une interrogation de 20 à 30 minutes. Il présente sa démarche, expose ses résultats et répond aux questions posées. La notation évalue autant la rigueur scientifique que la capacité de communication et la gestion du stress. Les examinateurs apprécient les candidats capables d’expliquer clairement leur raisonnement, d’identifier leurs erreurs et de rebondir constructivement.
- Temps de préparation de 30 minutes avec le sujet
- Passage devant l’examinateur pendant 20 à 30 minutes
- Présentation de la démarche et des résultats obtenus
- Échanges et questions avec l’examinateur
- Notation sur la rigueur scientifique et la communication
L’épreuve de TIPE représente un moment particulier des oraux. Les candidats présentent leur projet personnel de recherche mené pendant l’année de préparation. Cette présentation dure généralement 15 minutes, suivie d’un entretien avec le jury qui pose des questions pour approfondir certains aspects. La qualité de la communication et la capacité à répondre aux interrogations constituent des critères majeurs d’évaluation. Préparer soigneusement son TIPE tout au long de l’année et s’entraîner à l’oral avec des professeurs maximise les chances de réussite.
Présentation du concours CCINP dans son ensemble
Le concours CCINP fédère de nombreuses écoles d’ingénieurs reconnues et offre un large éventail de formations. En 2019, les statistiques révèlent l’ampleur de ce dispositif : 7433 élèves en filière MP se sont inscrits pour 1168 places disponibles, soit un taux d’admission de 16%. Pour la filière PC au concours Physique, 4880 inscrits se sont présentés pour 598 places, représentant un taux de 12%. Au concours Chimie, 4658 candidats PC ont concouru pour 543 places, également 12% d’admission.
La filière PSI a enregistré 5248 candidats pour 857 places disponibles, soit 16% d’admission. Ces proportions montrent une sélectivité significative tout en restant plus accessible que les concours les plus prestigieux comme Polytechnique ou les ENS. Les principales écoles accessibles incluent Bordeaux INP, ENGEES Strasbourg, ENSI Poitiers, ENSIAME, ENSICAEN, Grenoble INP et Toulouse INP, entre autres établissements de qualité.
| Filière | Inscrits | Places disponibles | Taux d’admission |
|---|---|---|---|
| MP | 7433 | 1168 | 16% |
| PC Physique | 4880 | 598 | 12% |
| PC Chimie | 4658 | 543 | 12% |
| PSI | 5248 | 857 | 16% |
Certaines écoles utilisent également ce concours comme banque d’épreuves, ce qui multiplie les opportunités pour les candidats. Passer le concours CCINP permet ainsi de candidater à plusieurs dizaines d’établissements avec un seul jeu d’épreuves, optimisant considérablement les chances d’intégrer une école d’ingénieurs. Cette mutualisation des épreuves simplifie également la préparation, les candidats pouvant concentrer leurs efforts sur un nombre limité de types d’exercices.
Répartition des places CCINP par école et par filière
La répartition détaillée des places pour les principales écoles du concours CCINP en 2019 révèle la diversité des opportunités offertes. Bordeaux INP proposait 162 places en MP, 78 en PC et 63 en PSI. L’ENGEES Strasbourg, école spécialisée dans l’eau et l’environnement, offrait 13 places en MP, 15 en PC et 15 en PSI. L’ENSI Poitiers distribuait 23 places en MP, 38 en PC et 27 en PSI.
ENSIAME, école d’ingénieurs en automatique et mécanique, recrutait 35 élèves en MP, 25 en PC et 49 en PSI. L’ENSICAEN ouvrait 50 places en MP, 53 en PC et 15 en PSI. Grenoble INP se distinguait avec 321 places en MP, 95 en PC et 190 en PSI, constituant l’un des plus gros recruteurs du concours. Toulouse INP proposait 163 places en MP, 167 en PC et 131 en PSI.
- Bordeaux INP avec une répartition équilibrée entre filières
- ENGEES Strasbourg spécialisée en environnement
- ENSI Poitiers avec une ouverture significative en PC
- ENSIAME axée sur l’automatique et la mécanique
- ENSICAEN proposant des formations en électronique
- Grenoble INP offrant extrêmement le plus grand nombre de places
- Toulouse INP avec une forte présence en PC
Le total des places CCINP atteignait 1168 en filière MP, 1141 en PC et 857 en PSI. Cette répartition varie légèrement chaque année en fonction de la politique de recrutement des établissements et de leurs besoins spécifiques. Les candidats doivent étudier attentivement ces chiffres pour établir leur stratégie de candidature et hiérarchiser leurs choix lors de la phase d’admission.
Stratégies de préparation avec les annales ENAC
Commencer la préparation avec les annales dès le début de l’année de deuxième année constitue une stratégie gagnante. La méthode efficace repose sur plusieurs étapes : identifier les thèmes récurrents dans les sujets des années précédentes, s’entraîner régulièrement en conditions réelles avec un temps limité et sans aide extérieure, corriger soigneusement en comprenant toutes les étapes de résolution, noter les erreurs fréquentes et les méthodes à retenir pour progresser.
Travailler les annales par thème avant de faire des sujets complets chronométrés permet d’acquérir progressivement les automatismes nécessaires. Varier les années et même les filières élargit le champ de compétences et expose à différents styles de rédaction. Constituer des fiches de révision avec les formules clés et les méthodologies types facilite les révisions finales avant les épreuves.
| Période | Actions recommandées | Objectifs |
|---|---|---|
| Septembre-Décembre | Travail par thème des annales | Acquérir les automatismes |
| Janvier-Mars | Sujets complets chronométrés | Conditions réelles d’examen |
| Avril-Mai | Révisions ciblées avec fiches | Consolidation finale |
S’entraîner en groupe avec d’autres candidats apporte une émulation collective bénéfique et permet de comparer les méthodes de résolution. Chacun peut découvrir des approches différentes et enrichir sa propre méthodologie. Pratiquer régulièrement plutôt que massivement juste avant les concours garantit une progression continue et durable. Cette régularité évite la surcharge cognitive et permet une meilleure assimilation des concepts et des techniques.
Où trouver les sujets et corrigés des concours ENAC
Plusieurs sources permettent de se procurer les annales des concours d’ingénieurs. Le site officiel du SCEI archive les sujets des années précédentes, offrant une base documentaire fiable et à jour. Les sites des banques d’épreuves, notamment celui du CCINP, mettent également à disposition les sujets des différentes sessions. Ces plateformes officielles garantissent l’authenticité des documents et leur conformité aux formats réels des épreuves.
Les bibliothèques des lycées conservent souvent des collections d’annales papier constituées au fil des années. Les documentalistes peuvent orienter les étudiants vers ces ressources. Les librairies spécialisées vendent des recueils d’annales corrigées, organisés par filière et par épreuve. Ces ouvrages commerciaux présentent l’avantage de proposer des corrigés détaillés et commentés, rédigés par des professeurs agrégés ou d’anciens élèves des grandes écoles.
- Site officiel du SCEI pour les sujets authentiques
- Plateformes des banques d’épreuves comme le CCINP
- Bibliothèques des lycées avec collections physiques
- Librairies proposant des recueils corrigés détaillés
- Ressources mises à disposition par les professeurs
- Plateformes en ligne avec corrections vidéo
Certains professeurs de classes préparatoires mettent à disposition de leurs élèves des banques de sujets compilés et corrigés au fil des années. Ces documents représentent une ressource précieuse, enrichie par l’expérience pédagogique. Les corrections officielles ne sont pas toujours disponibles pour tous les sujets, d’où l’intérêt des ouvrages commerciaux qui comblent cette lacune. Privilégier les corrigés rédigés par des professeurs agrégés ou des anciens élèves garantit la qualité et la pertinence des explications. Certaines plateformes en ligne proposent également des corrections vidéo qui permettent de visualiser la démarche de résolution étape par étape.
Calendrier type de préparation aux concours
Un calendrier détaillé de préparation structure efficacement l’année de Maths Spé. De septembre à décembre, la priorité consiste à consolider les bases avec un travail systématique du cours, des premiers exercices d’application et le début du projet TIPE. Cette période établit les fondations nécessaires pour la suite. Les concepts fondamentaux doivent être parfaitement maîtrisés avant d’aborder les sujets de concours complexes.
De janvier à mars, l’intensité augmente avec l’inscription aux concours entre mi-décembre et mi-janvier sur le site SCEI. L’entraînement avec les annales s’intensifie, la préparation ciblée des épreuves écrites devient prioritaire et le TIPE doit être finalisé. D’avril à mai se déroulent les épreuves écrites des différents concours, nécessitant une gestion rigoureuse du stress et une organisation millimétrée entre les différentes sessions.
| Période | Activités principales | Enjeux |
|---|---|---|
| Sept-Déc | Consolidation bases, début TIPE | Fondations solides |
| Jan-Mars | Inscription, entraînement intensif | Préparation optimale |
| Avr-Mai | Épreuves écrites | Performance maximale |
| Juin | Résultats, préparation oraux | Admissibilité |
| Juin-Juil | Épreuves orales | Admission finale |
En juin, après les résultats d’admissibilité, les candidats retenus entament une préparation intensive aux oraux. Cette phase demande un investissement total pour réviser tous les domaines et s’entraîner aux interrogations. Fin juin et juillet, les passages des épreuves orales se succèdent dans différents centres, suivis des résultats d’admission et du choix définitif de l’école. Planifier soigneusement son année évite le surmenage et maintient un équilibre essentiel pour la performance. L’hygiène de vie, le sommeil et les moments de détente ne doivent jamais être sacrifiés.

Comparaison ENAC avec d’autres écoles du concours CCINP
L’ENAC se distingue des autres écoles accessibles via le concours CCINP par sa spécialisation unique dans l’aéronautique et l’aviation civile. Cette orientation attire naturellement les passionnés du secteur aérien qui souhaitent travailler sur les technologies de pointe de ce domaine. En termes de prestige, l’établissement jouit d’une réputation internationale auprès des employeurs du secteur aéronautique.
D’autres écoles comme Grenoble INP, Toulouse INP ou Bordeaux INP offrent des formations plus généralistes avec davantage de spécialisations possibles. Ces établissements permettent aux étudiants de choisir leur orientation après une formation initiale commune. Les débouchés professionnels varient selon les écoles : certaines privilégient la recherche, d’autres l’ingénierie de terrain ou le management de projets industriels.
- Analyser les spécialisations proposées par chaque école
- Comparer les taux d’insertion professionnelle
- Évaluer les salaires moyens à la sortie
- Considérer la localisation géographique
- Visiter les campus lors des journées portes ouvertes
- Échanger avec les anciens élèves
- Consulter les classements des écoles d’ingénieurs
Les taux d’insertion professionnelle et les salaires moyens à la sortie constituent des critères objectifs de comparaison. Les différences de localisation géographique impactent également la vie étudiante, avec des variations importantes entre métropoles dynamiques et villes moyennes. Réfléchir soigneusement à son projet professionnel avant de classer les écoles lors de la phase d’admission permet un choix éclairé et cohérent. Visiter les établissements pendant les journées portes ouvertes offre une vision concrète de l’environnement de formation.
Spécificités du statut d’élève ingénieur fonctionnaire ENAC
Le statut d’élève ingénieur fonctionnaire à l’ENAC présente des caractéristiques particulières qui le distinguent nettement du statut civil. Ces élèves perçoivent une rémunération pendant leur formation, s’élevant à environ 1400 euros par mois. Ils ne paient aucun frais de scolarité, ce qui représente un avantage financier considérable sur trois années d’études. Cette situation permet de se consacrer pleinement aux études sans préoccupations matérielles.
En contrepartie, ces élèves s’engagent à travailler pour l’État pendant une durée minimale après l’obtention de leur diplôme, généralement comprise entre 8 et 10 ans. Cet engagement conditionne leur liberté de choix professionnel pendant cette période. Les débouchés concernent principalement la Direction Générale de l’Aviation Civile et les services de l’État liés au transport aérien, à la sécurité aérienne et à la régulation du secteur.
| Critère | Statut fonctionnaire | Statut civil |
|---|---|---|
| Places en MP | 5 | 39 |
| Places en PC | 4 | 19 |
| Places en PSI | 5 | 34 |
| Rémunération | ≈1400€/mois | Aucune |
| Frais scolarité | 0€ | 2000-3000€/an |
| Engagement | 8-10 ans État | Aucun |
Le nombre extrêmement limité de places fonctionnaires rend ce statut exceptionnellement sélectif : 5 en MP, 4 en PC et 5 en PSI en 2019. Cette rareté impose une excellence absolue aux candidats qui visent ces positions. Comparé au statut civil qui offre davantage de liberté dans les choix de carrière après le diplôme, le statut fonctionnaire convient particulièrement aux étudiants attirés par le service public et la régulation du secteur aérien.
Spécificités du statut d’élève ingénieur civil ENAC
Le statut d’élève ingénieur civil représente la majorité des admissions à l’ENAC avec 39 places en MP, 19 en PC et 34 en PSI en 2019. Ces élèves acquittent des frais de scolarité variant entre 2000 et 3000 euros par an selon les ressources familiales. Ce montant reste modéré comparé à certaines écoles privées, grâce au soutien financier de l’État et des partenaires industriels.
Contrairement aux fonctionnaires, ces élèves ne sont liés par aucun engagement de servir l’État après leur diplôme. Cette liberté leur permet d’visiter toutes les opportunités professionnelles : industrie aéronautique privée avec des groupes comme Airbus, Safran, Thales ou Dassault, compagnies aériennes nationales et internationales, bureaux d’études spécialisés, sociétés de conseil en aéronautique, startups innovantes du secteur, carrières internationales dans l’aviation.
- Industrie aéronautique chez les grands constructeurs
- Compagnies aériennes en exploitation ou ingénierie
- Bureaux d’études pour la conception d’aéronefs
- Sociétés de conseil spécialisées en aéronautique
- Startups développant des technologies innovantes
- Carrières internationales dans l’aviation civile
Les débouchés professionnels s’avèrent excellents avec des taux d’insertion proches de 100% dans les six mois suivant l’obtention du diplôme. Les salaires à l’embauche se révèlent attractifs, généralement supérieurs à la moyenne nationale des ingénieurs. De nombreux anciens élèves civils occupent des postes à responsabilité dans les grandes entreprises du secteur aéronautique mondial, témoignant de la qualité de la formation reçue et de la reconnaissance du diplôme.
Débouchés professionnels après l’ENAC
Les métiers accessibles après un diplôme d’ingénieur ENAC couvrent l’ensemble du secteur aéronautique. L’ingénieur en conception et développement d’aéronefs travaille chez les avionneurs sur les nouvelles générations d’appareils. L’ingénieur système conçoit et intègre les équipements embarqués sophistiqués : avionique, systèmes de navigation, instruments de pilotage, systèmes de communication.
L’ingénieur en navigation aérienne et gestion du trafic aérien optimise les flux d’avions dans l’espace aérien et développe les outils informatiques de contrôle. L’ingénieur en sécurité aérienne et certification analyse les risques et valide la conformité des systèmes aux normes internationales. L’ingénieur en maintenance aéronautique supervise les opérations de maintenance préventive et corrective pour garantir la sécurité des vols.
| Métier | Secteur | Employeurs types |
|---|---|---|
| Conception aéronefs | Industrie | Airbus, Dassault, Bombardier |
| Systèmes embarqués | Équipementiers | Safran, Thales, Honeywell |
| Navigation aérienne | Public/Privé | DGAC, Eurocontrol |
| Sécurité certification | Régulation | EASA, autorités nationales |
| Maintenance | Compagnies | Air France, Emirates, Lufthansa |
Le chef de projet dans l’industrie aéronautique coordonne des équipes pluridisciplinaires sur des programmes complexes. Le consultant spécialisé accompagne les acteurs du secteur dans leurs transformations. Le chercheur en aéronautique cherche les technologies futures dans les laboratoires universitaires ou industriels. L’ENAC bénéficie d’une excellente réputation auprès des employeurs du secteur, facilitant grandement l’insertion professionnelle. Les partenariats avec les grandes entreprises multiplient les opportunités de stages et d’embauche. Les salaires à la sortie se situent généralement entre 38000 et 45000 euros bruts annuels, évoluant rapidement avec l’expérience.
Les autres concours accessibles pour les prépas scientifiques
Le paysage des concours post-prépa offre une grande diversité d’opportunités. Le concours Polytechnique-ENS donne accès aux écoles les plus prestigieuses avec des taux d’admission très faibles. Pour les ENS, environ 5% des candidats intègrent l’un des établissements. Pour Polytechnique, le taux s’établit autour de 8%, reflétant l’excellence exigée. Ces concours attirent les meilleurs étudiants de chaque filière.
Le concours Centrale Supélec recrute pour 13 écoles en filières MP, PC et PSI avec 1078 places en MP, 738 en PC et 1055 en PSI. Cette banque d’épreuves permet d’accéder à des établissements reconnus pour leur formation généraliste d’ingénieur. Le concours Mines-Ponts ouvre les portes de 10 écoles du top 10 national avec 593 places en MP, 389 en PC et 414 en PSI. Ces écoles forment les futurs cadres dirigeants de l’industrie et de la haute administration.
| Concours | MP | PC | PSI | Écoles |
|---|---|---|---|---|
| Polytechnique-ENS | 330 | 247 | 103 | ENS, X, ESPCI |
| Centrale Supélec | 1078 | 738 | 1055 | 13 écoles |
| Mines-Ponts | 593 | 389 | 414 | 10 écoles |
| Mines Télécom | 586 | 280 | 390 | 13 écoles |
| CCINP | 1168 | 1141 | 857 | 32 écoles |
Le concours Mines Télécom propose 586 places en MP, 280 en PC et 390 en PSI réparties dans 13 écoles spécialisées dans les technologies de l’information et les télécommunications. Les étudiants peuvent s’inscrire simultanément à plusieurs concours en payant les frais correspondants pour chacun. Diversifier ses candidatures maximise les chances d’intégrer une école correspondant à son projet professionnel. Cette stratégie nécessite en revanche une gestion rigoureuse du calendrier pour éviter les chevauchements d’épreuves.
Nombre de places au concours Polytechnique par filière
Les statistiques détaillées du concours Polytechnique en 2019 illustrent son extrême sélectivité. Pour les MP option informatique, 861 candidats se sont présentés pour 102 places offertes, soit un taux d’admission de 11%. Cette proportion relativement favorable s’explique par le niveau d’excellence requis qui décourage certains candidats potentiels.
Pour les MP option Sciences Industrielles, 767 candidats ont concouru pour 81 places, représentant un taux d’admission de 10,5%. En filière PC, 1297 candidats ont tenté leur chance pour 130 places à Polytechnique. Parallèlement, l’ESPCI qui recrute uniquement en PC proposait 55 places pour 1396 candidats, soit un taux global d’environ 10% pour les PC toutes écoles confondues.
| Filière/Option | Candidats | Places | Taux admission |
|---|---|---|---|
| MP informatique | 861 | 102 | 11,0% |
| MP Sciences Industrielles | 767 | 81 | 10,5% |
| PC Polytechnique | 1297 | 130 | 10,0% |
| PC ESPCI | 1396 | 55 | 5,0% |
| PSI | 919 | 57 | 6,0% |
La filière PSI affichait 919 candidats pour seulement 57 places, soit le taux le plus bas avec 6% d’admission. Polytechnique, école militaire sous tutelle du ministère des Armées, offre une formation d’excellence pluridisciplinaire avec des débouchés extrêmement variés. Les polytechniciens peuvent s’orienter vers la recherche, l’industrie, la haute fonction publique ou l’entrepreneuriat. Près de 5000 candidats toutes filières confondues se présentent chaque année pour moins de 400 places totales, confirmant le caractère d’élite de cet établissement.
Nombre de places au concours ENS par filière
La répartition des places dans les différentes ENS en 2019 révèle la diversité de ces établissements. L’ENS Ulm, située au cœur de Paris, proposait 51 places en MP dont 13 spécifiquement en informatique, 17 places en PC et seulement 5 en PSI. Cette école historique forme l’élite scientifique française depuis plus de deux siècles.
L’ENS Lyon offrait 20 places en MP incluant une partie dédiée à l’informatique, 27 places en PC et aucune en PSI. Cette absence de recrutement PSI s’explique par l’orientation disciplinaire de l’école. L’ENS Cachan, aujourd’hui ENS Paris-Saclay, distribuait 18 places en MP, 18 en PC et 38 en PSI. Cette dernière filière trouvait à Cachan son principal débouché dans le système ENS.
- ENS Ulm avec 51 places MP dont 13 informatique
- ENS Lyon proposant 20 places MP et 27 PC
- ENS Cachan offrant 38 places PSI
- ENS Rennes avec 12 places MP dont une partie informatique
- Aucun recrutement PSI à Lyon ni PC à Rennes
L’ENS Rennes proposait 12 places en MP dont une partie en informatique, aucune en PC et 3 en PSI. Au total, 147 élèves de prépa MP, 62 de PC et 46 de PSI ont intégré l’une des ENS en 2019. Le taux de réussite global s’établissait autour de 5%, positionnant ces concours parmi les plus difficiles. De nombreux élèves s’autocensurent et ne tentent pas cette voie, se concentrant sur d’autres concours jugés plus accessibles. Les ENS préparent principalement aux carrières d’enseignant-chercheur ou de professeur de classe préparatoire, bien que d’autres débouchés existent dans la recherche publique ou privée.
Nombre de places au concours Centrale Supélec par filière
La répartition des 13 écoles du concours Centrale Supélec en 2019 montre la richesse de cette offre. Centrale Supélec, issue de la fusion de l’École Centrale Paris et Supélec, proposait 263 places en MP, 152 en PC et 175 en PSI. Cet établissement phare forme des ingénieurs généralistes de haut niveau.
Centrale Lyon recrutait 127 élèves en MP, 62 en PC et 82 en PSI. SupOptique, école spécialisée dans l’optique et la photonique, offrait 38 places en MP, 45 en PC et 28 en PSI. Centrale Lille distribuait 90 places en MP, 50 en PC et 60 en PSI. Centrale Nantes proposait 130 places en MP, 55 en PC et 75 en PSI. Centrale Marseille ouvrait 80 places en MP, 80 en PC et 60 en PSI.
| École | MP | PC | PSI |
|---|---|---|---|
| Centrale Supélec | 263 | 152 | 175 |
| Centrale Lyon | 127 | 62 | 82 |
| SupOptique | 38 | 45 | 28 |
| Centrale Lille | 90 | 50 | 60 |
| Centrale Nantes | 130 | 55 | 75 |
| Centrale Marseille | 80 | 80 | 60 |
| ENSAM | 40 | 21 | 266 |
Centrale Casablanca, établissement marocain du réseau, offrait 8 places en MP, 2 en PC et 3 en PSI. L’ENSEA spécialisée en électronique proposait 60 places en MP, 30 en PC et 70 en PSI. L’ESTP pour les travaux publics recrutait 177 élèves en MP, 184 en PC et 184 en PSI. L’ENSAM, école des Arts et Métiers, distribuait 40 places en MP, 21 en PC et 266 en PSI, privilégiant nettement cette dernière filière. L’EPF offrait 15 places en MP, 20 en PC et 20 en PSI. L’École Navale, formation militaire, proposait 30 places en MP, 17 en PC et 32 en PSI. Le total hors étudiants étrangers atteignait 1078 places en MP, 738 en PC et 1055 en PSI.
Nombre de places au concours Mines Ponts par filière
Les 10 écoles du concours Mines Ponts représentent l’excellence de l’enseignement supérieur scientifique français. Chimie ParisTech proposait 26 places en MP, 50 en PC et aucune en PSI, reflétant sa spécialisation chimique. L’École des MINES Paris, fleuron du réseau, offrait 50 places en MP, 24 en PC et 36 en PSI.
L’École des Ponts ParisTech distribuait 80 places en MP, 38 en PC et 55 en PSI. L’ISAE-SUPAERO, école de référence pour l’aéronautique et le spatial, recrutait 75 élèves en MP, 35 en PC et 75 en PSI. L’ENSTA Paris proposait 60 places en MP, 35 en PC et 55 en PSI. TELECOM Paris offrait 83 places en MP, 31 en PC et 31 en PSI pour former les ingénieurs des télécommunications.
| École | MP | PC | PSI | Spécialité |
|---|---|---|---|---|
| Chimie ParisTech | 26 | 50 | 0 | Chimie |
| MINES Paris | 50 | 24 | 36 | Généraliste |
| Ponts ParisTech | 80 | 38 | 55 | Génie civil |
| ISAE-SUPAERO | 75 | 35 | 75 | Aéronautique |
| ENSTA Paris | 60 | 35 | 55 | Armement |
| TELECOM Paris | 83 | 31 | 31 | Télécoms |
| IMT Atlantique | 88 | 70 | 68 | Numérique |
IMT Atlantique, issue de la fusion de Télécom Bretagne et Mines Nantes, proposait 88 places en MP, 70 en PC et 68 en PSI. Les MINES de Saint-Étienne offraient 48 places en MP, 41 en PC et 45 en PSI. Les MINES Nancy distribuaient 52 places en MP, 42 en PC et 41 en PSI. L’ENSAE, école de la statistique, recrutait 55 élèves en MP, 8 en PC et 8 en PSI, privilégiant nettement la filière mathématique. Le total hors apprentissage s’établissait à 593 places en MP, 389 en PC et 414 en PSI. Les taux d’admission atteignaient 10,5% en MP, 11% en PC et 11,4% en PSI, témoignant d’une sélectivité importante mais accessible aux bons élèves.
Nombre de places au concours Mines Télécom par filière
Le concours Mines Télécom organise ses épreuves orales en deux séries distinctes. En 2019, pour les MP, 5138 candidats se sont inscrits. Parmi eux, 2869 ont été déclarés admissibles en série 1 pour 455 places disponibles, et 3757 en série 2 pour 120 places. Cette organisation permet une meilleure répartition des candidats selon leur niveau.
Pour les PC, 3620 candidats se sont présentés, avec 1965 admissibles pour 230 places en série 1 et 2587 admissibles pour 42 places en série 2. Pour les PSI, 4102 candidats ont concouru, générant 2256 admissibles pour 314 places en série 1 et 2997 admissibles pour 67 places en série 2. L’IMT Albi-Alès-Douai regroupait plusieurs établissements avec 188 places en MP, 149 en PC et 166 en PSI.
- ENSIIE Évry pour l’informatique avec 72 MP, 10 PC et 17 PSI
- ENSTA Bretagne statut étudiant offrant 43 MP, 18 PC et 40 PSI
- ENSTA Bretagne statutIETA proposant 14 MP, 8 PC et 12 PSI
- Télécom Physique Strasbourg avec différentes spécialités totalisant 26 MP, 8 PC et 26 PSI
- TELECOM SudParis avec cursus à Évry et Sophia-Antipolis pour 88 MP, 33 PC et 37 PSI
- TELECOM Nancy recrutant 55 MP, 5 PC et 15 PSI
- TELECOM Saint-Étienne offrant 21 MP, 11 PC et 21 PSI
L’ENSG Géomatique à Marne-la-Vallée proposait 11 places en MP, 5 en PC et 7 en PSI pour former des ingénieurs en systèmes d’information géographique. L’ENSG Nancy distribuait 5 places en MP, 10 en PC et 5 en PSI dans le domaine de la géologie. L’ENSSAT Lannion offrait 25 places en MP, 11 en PC et 16 en PSI en électronique et télécommunications. Les MINES Saint-Étienne, filière ISMIN, recrutaient 38 élèves en MP, 12 en PC et 28 en PSI pour leur formation en microélectronique et informatique. Le total hors apprentissage atteignait 586 places en MP, 280 en PC et 390 en PSI.
| École | MP | PC | PSI |
|---|---|---|---|
| IMT Albi-Alès-Douai | 188 | 149 | 166 |
| ENSIIE Évry | 72 | 10 | 17 |
| ENSTA Bretagne | 57 | 26 | 52 |
| Télécom Physique Strasbourg | 26 | 8 | 26 |
| TELECOM SudParis | 88 | 33 | 37 |
| TELECOM Nancy | 55 | 5 | 15 |
Concours pour les filières PT et TSI
Les filières PT et TSI représentent des parcours moins empruntés mais offrant de belles perspectives. Pour la filière PT en 2019, 2584 étudiants se sont présentés aux différents concours pour 2129 places disponibles. Paradoxalement, seulement 1759 élèves ont effectivement intégré une école, soit un taux de remplissage de seulement 83%. Cette situation s’explique par plusieurs facteurs : certains candidats choisissent de cuber pour tenter d’accéder à de meilleures écoles, d’autres préfèrent rejoindre l’université ou se réorientent vers les écoles de commerce.
Pour la filière TSI, encore plus confidentielle, 1325 préparationnaires se sont inscrits pour 745 places disponibles. Là encore, le taux de remplissage reste incomplet avec seulement 670 intégrations effectives. Ces filières proposent des programmes spécifiques adaptés à la formation initiale technologique reçue au lycée. Les PT viennent majoritairement de baccalauréats STI2D, tandis que les TSI ont suivi un parcours technologique complet depuis la seconde.
| Filière | Inscrits | Places disponibles | Intégrés | Taux remplissage |
|---|---|---|---|---|
| PT | 2584 | 2129 | 1759 | 83% |
| TSI | 1325 | 745 | 670 | 90% |
Les programmes de ces filières privilégient les sciences industrielles, la mécanique, l’automatique et l’électrotechnique. Les étudiants bénéficient d’une approche plus concrète et appliquée des sciences, avec une forte composante technologique. Cette spécificité constitue un atout pour certains secteurs industriels qui recherchent des ingénieurs ayant une sensibilité technique développée. Les écoles recrutant dans ces filières valorisent particulièrement cette double compétence théorique et pratique.
Nombre de places concours PT par école
Le concours Polytechnique en filière PT offrait 10 places pour 369 candidats en 2019, soit un taux d’admission de seulement 2,7%. Cette extrême sélectivité place ce concours parmi les plus difficiles. Pour les ENS, Cachan proposait 36 places pour 1663 inscrits, représentant 2,2% d’admission. L’ENS Rennes distribuait 9 places pour 1559 candidats, soit un taux exceptionnel de 0,6%.
Le concours ENSAM constituait le principal débouché pour les PT avec 2280 candidats, 1283 admissibles et 565 intégrés, soit 25% des candidats initiaux. Le nombre de places s’établissait à 583, mais le taux de remplissage n’a pas été atteint. L’ENSEA Cergy illustre cette difficulté avec seulement 9 places occupées sur 20 disponibles. La répartition détaillée montrait 542 places aux Arts et Métiers, 9 pour les ingénieurs militaires, 12 en apprentissage et 20 à l’ENSEA Cergy.
- Arts et Métiers avec 542 places, débouché principal des PT
- ENSAM ingénieurs militaires proposant 9 places
- Formation en apprentissage offrant 12 places
- ENSEA Cergy avec 20 places dont 9 pourvues
- Polytechnique offrant 10 places très sélectives
- ENS Cachan avec 36 places exigeantes
- ENS Rennes proposant 9 places exceptionnellement difficiles
Le concours Centrale Supélec en PT attirait 1444 candidats, avec seulement 98 intégrés pour 126 places disponibles, soit un taux de remplissage de 78%. La répartition incluait Centrale Supélec avec 20 places, Centrale Lyon avec 24, Centrale Lille avec 12, Centrale Nantes avec 20, Centrale Marseille avec 5, Centrale Casablanca avec 5 et SupOptique avec 10, totalisant 96 places hors apprentissage.
| Concours | Candidats PT | Places | Taux admission |
|---|---|---|---|
| Polytechnique | 369 | 10 | 2,7% |
| ENS Cachan | 1663 | 36 | 2,2% |
| ENS Rennes | 1559 | 9 | 0,6% |
| ENSAM | 2280 | 583 | 25% |
| Centrale Supélec | 1444 | 126 | 9% |
Le concours Mines Ponts en PT rassemblait 1179 candidats pour seulement 42 places pourvues, soit 3,6% d’admission. Les MINES Paris offraient 5 places, les Ponts 3, l’ISAE-SUPAERO 6, l’ENSTA 12, TELECOM Paris 2, IMT Atlantique 5, MINES Saint-Étienne 5 et MINES Nancy 4. Le concours Mines Télécom comptait 1775 candidats, avec 708 admissibles en série 1 pour 75 places et 1056 admissibles en série 2 pour 28 places. La répartition détaillée incluait IMT Albi-Alès-Douai avec 49 places, ENSTA Bretagne statut étudiant avec 12, ENSTA Bretagne IETA avec 3, TELECOM SudParis Évry avec 7, TELECOM Nancy avec 12, TELECOM Saint-Étienne avec 7, ENSG Géomatique avec 2, ENSSAT Lannion avec 5 et MINES Saint-Étienne ISMIN avec 7, totalisant 104 places hors apprentissage.
Nombre de places concours TSI par école
La filière TSI, la moins représentée numériquement, présente des statistiques particulières. Le concours Polytechnique n’offrait que 2 places pour 563 candidats inscrits en 2019, soit un taux d’admission inférieur à 0,5%. Cette quasi-impossibilité décourage de nombreux candidats qui concentrent leurs efforts sur d’autres concours plus accessibles.
Le concours Centrale Supélec en TSI rassemblait 911 candidats pour diverses écoles. L’exemple de Centrale Lille illustre la sélectivité avec 508 candidats, 60 admissibles et seulement 4 intégrés finalement. La répartition totale proposait Centrale Supélec avec 5 places, Centrale Lyon avec 5, Centrale Lille avec 5, Centrale Nantes avec 10, Centrale Marseille avec 5, Centrale Casablanca avec 3 et SupOptique avec 1. S’ajoutaient les Arts et Métiers avec 35 places, l’ENSEA Cergy avec 10, l’ENSIEE Amiens avec 5, l’Université de Technologie de Troyes avec 10, l’ESTP avec 36, l’ESIX Normandie avec 40, SIGMA Clermont-Ferrand avec 8 et l’ISMANS – Groupe CESI Le Mans avec 40, totalisant 218 places hors apprentissage.
| École/Groupe | Places TSI | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Polytechnique | 2 | Extrêmement sélectif |
| Écoles Centrale | 33 | Réseau généraliste |
| Arts et Métiers | 35 | Mécanique et production |
| ESTP | 36 | Travaux publics |
| ESIX Normandie | 40 | Formation régionale |
| ISMANS – CESI | 40 | Ingénierie industrielle |
Le concours Mines Ponts en TSI attirait 563 candidats pour seulement 13 intégrés finalement. La répartition montrait MINES Paris avec 2 places, Ponts avec 1, ISAE-SUPAERO avec 2, ENSTA avec 6, TELECOM Paris avec 3, IMT Atlantique avec 1, MINES Saint-Étienne avec 2 et MINES Nancy avec 2, totalisant 19 places. Le concours Mines Télécom rassemblait 670 candidats pour 30 places réparties ainsi : IMT Albi-Alès-Douai avec 6, ENSIIE avec 4, ENSTA Bretagne statut étudiant avec 2, TELECOM SudParis Évry avec 5, TELECOM Nancy avec 3, TELECOM Saint-Étienne avec 3, ENSG Géomatique avec 1, ENSSAT Lannion avec 3 et MINES Saint-Étienne ISMIN avec 3.
- Concours CCINP TSI avec 1231 inscrits pour environ 95 places
- Bordeaux INP offrant 8 places pour les TSI
- ENSIAME proposant 16 places orientées automatique
- ENSICAEN avec 6 places en électronique
- Grenoble INP distribuant 8 places généralistes
- Toulouse INP offrant 6 places variées
- Autres écoles CCINP totalisant 51 places
Le concours CCINP en TSI comptait 1231 inscrits pour environ 95 places annoncées. La répartition incluait Bordeaux INP avec 8 places, ENSIAME avec 16, ENSICAEN avec 6, Grenoble INP avec 8, Toulouse INP avec 6 et d’autres écoles totalisant 51 places. Ces chiffres montrent que malgré une offre de places relativement généreuse, les taux de remplissage restent problématiques dans cette filière, reflétant peut-être un déficit d’attractivité ou une méconnaissance des débouchés offerts.
- Parcoursup pour les étudiants étrangers : comment s’inscrire - 20 avril 2026
- Epitech : admission difficile, avis et infos sur cette école d’informatique - 19 avril 2026
- Calendrier Parcoursup : dates et délais de la phase d’admission - 18 avril 2026
