Formation & Emploi

Formation ingénieur : les voies d'accès et diplômes

R
Par Romane
6 min de lecture
Formation ingénieur : les voies d'accès et diplômes

La France compte 204 écoles d'ingénieurs accréditées par la Commission des titres d'ingénieur (CTI) au 1er septembre 2020, pour 187 000 apprenants inscrits cette même année. Le cursus d'ingénieur, formation Bac+5 conférant le grade de master depuis 1999, dure cinq ans au total, dont deux ans de cycle préparatoire. Pourtant, le pays accuse un déficit estimé à 10 000 ingénieurs formés chaque année, un chiffre qui illustre la tension persistante sur ce marché. Entre écoles généralistes, spécialisées en génie civil, génie mécanique, informatique ou encore aérospatial, les voies d'accès sont multiples et méritent d'être bien comprises.

Les différentes voies d'accès à la formation ingénieur

La voie classique : classes préparatoires et concours d'entrée

Contrairement aux idées reçues, moins de 50 % des ingénieurs en activité sont passés par une classe préparatoire traditionnelle avant d'intégrer une école, selon l'association Ingénieurs et scientifiques de France (chiffres 2014). Ce taux monte à 70 % si l'on inclut les prépas intégrées aux écoles. En 2020, les concours d'entrée ont enregistré 17 250 entrants pour 19 200 places disponibles.

Les concours d'accès aux écoles en trois ans sont nombreux et structurés. Le Concours Mines-Ponts, le Concours Centrale-Supélec ou encore le Concours commun des instituts nationaux polytechniques (CCINP), qui regroupe 72 écoles d'ingénieurs, figurent parmi les plus sélectifs. La Banque Physique et Technologie (PT) rassemble quant à elle 122 écoles, tandis que le Concours adaptation technicien supérieur (ATS) en regroupe 45. Pour les épreuves orales en anglais en prépa, une préparation rigoureuse s'impose.

Concours post-bac (5 ans) Nombre d'écoles
Geipi Polytech 34 écoles
FESIC 26 écoles privées associatives
Concours Puissance Alpha 19 écoles privées habilitées CTI

Les voies alternatives pour accéder aux études en cinq ans

Les formations d'apprentissage se développent rapidement dans l'enseignement supérieur technique. La filière Fontanet, créée en 1974, offre une voie de formation continue aux titulaires d'un DUT ou BTS justifiant de trois ans d'expérience professionnelle. La validation des acquis de l'expérience (VAE), encadrée par le décret 2002-529 du 17 janvier 2002, permet d'accéder au diplôme d'ingénieur avec un niveau Bac+2 minimum et cinq ans d'expérience en milieu industriel.

Les concours agronomiques et vétérinaires constituent également une passerelle vers certaines spécialisations pointues. Le schéma préparatoire intégré, comme le cycle PeiP donnant accès aux 15 écoles du réseau Polytech, séduit de plus en plus de lycéens souhaitant éviter les classes préparatoires classiques.

Chercheurs en laboratoire observant et analysant des plantes vertes

Les diplômes et le contenu des études d'ingénieur

Un diplôme protégé et reconnu au niveau européen

Le diplôme d'ingénieur est une certification délivrée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur, protégée par la loi depuis 1934. Toute usurpation du titre d'ingénieur diplômé expose à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. Ce n'est pas anodin : la CTI a été précisément fondée cette année-là pour garantir la valeur des formations. Certaines écoles obtiennent en hormis le label européen EUR-ACE, décerné par l'ENAEE, attestant d'une qualité reconnue à l'international.

  1. Niveau B2 minimum en anglais, certifié par un test externe (785 points au TOEIC ou 6.0 à l'IELTS)
  2. Niveau C1 recommandé par la CTI pour exercer pleinement les métiers d'ingénieur

Certaines grandes écoles exigent 800 points au TOEIC, comme l'École polytechnique ou l'INSA de Rennes. L'école nationale supérieure maritime du Havre et l'École centrale de Nantes montent jusqu'à 850 points.

Des spécialisations variées et des débouchés solides

Le cursus associe compétences scientifiques et mathématiques, management, sciences humaines et langues étrangères. Les stages en entreprise et projets collectifs rythment chaque année. Les doubles diplômes, notamment via des accords internationaux, enrichissent les parcours. La mobilité internationale représente un atout fort pour l'insertion professionnelle.

Filière Salaire annuel moyen Taux d'insertion
Diplômés Cnam (après 6 ans en moyenne) 46 000 € 64 % en encadrement à 6 mois
Ingénieur de formation 30 000 à 50 000 € Variable selon secteur

L'ESTACA, une école d'ingénieurs à part entière

https://www.estaca.fr/ propose un cursus d'ingénieur généraliste et spécialisé reconnu par la CTI, tourné vers les systèmes de transport, l'aérospatial et la mobilité durable. Intégrer l'ESTACA, c'est rejoindre une communauté soudée : étudiants, ingénieurs diplômés très investis dans la vie de l'école, enseignants permanents et vacataires, administration, tous partagent des valeurs communes. Cet état d'esprit constitue un levier de réussite, tant pour l'épanouissement personnel que pour le projet professionnel, en favorisant notamment le développement durable et la responsabilité sociétale.

  • Spécialisations en génie mécanique, génie électrique, technologie embarquée et systèmes de mobilité
  • Accès via le Concours Avenir, regroupant des écoles d'ingénieurs privées post-bac habilitées par la CTI

Pour les candidats aux écoles privées, le Concours Avenir regroupe notamment EIGSI La Rochelle, EPF, ESIGELEC, ESILV Paris La Défense, ESITC Caen et ESTACA Paris-Saclay. L'entrepreneuriat figure parmi les débouchés valorisés, aux côtés des carrières en recherche et développement ou en gestion de projets complexes.

L'auteur

R

Romane

Rédaction de Edulide.

Partager cet article