Formation & Emploi

Nos partenaires : emploi et formation

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Par Romane
5 min de lecture
Nos partenaires : emploi et formation

La communauté « Les entreprises s'engagent » rassemble aujourd'hui 112 partenaires actifs, répartis entre 42% d'organismes d'État et de service public, 30,5% d'associations, fondations et entreprises, et 27,5% de collectivités. Ce chiffre illustre une réalité concrète : construire des dispositifs d'emploi et de formation efficaces ne se fait jamais seul. Derrière chaque accompagnement réussi, il y a un réseau structuré, des collaborations précises, des acteurs qui jouent chacun leur partition.

Les partenaires publics au service de l'emploi et de l'insertion

L'écosystème partenarial dans le champ de l'emploi repose avant tout sur des institutions publiques bien identifiées. France Travail (ex-Pôle Emploi) constitue l'épine dorsale de ce réseau : indemnisation des demandeurs d'emploi, accompagnement vers le retour à l'activité, mise en relation entre candidats et recruteurs. C'est l'interlocuteur immanquable pour quiconque cherche à (re)trouver un emploi.

À côté, des structures ciblent des publics spécifiques avec une précision redoutable. Les Missions Locales accompagnent les jeunes de 16 à 25 ans face aux obstacles qui freinent leur insertion professionnelle et sociale. Les EPIDE accueillent, eux, les jeunes de 17 à 25 ans dans la construction de leur projet de vie. Deux dispositifs distincts, deux approches complémentaires.

Pour les personnes en situation de handicap, Cap emploi et l'AGEFIPH assurent un accompagnement renforcé et personnalisé. Les SIAE (structures d'insertion par l'activité économique) prennent le relais pour les profils les plus éloignés du marché du travail. Les SPIP, services pénitentiaires d'insertion et de probation, interviennent quant à eux dans la prévention de la récidive via l'insertion professionnelle.

L'APEC couvre un autre segment : elle conseille les entreprises, les cadres et les jeunes diplômés de l'enseignement supérieur. Fait notable, Marie-Laure Collet, membre du comité stratégique du Groupe Interaction en charge des relations publiques, a présidé l'APEC au niveau national en 2022 et 2023. Un exemple concret de passerelle entre secteur privé et institution publique.

Voici les principaux acteurs publics partenaires et leurs missions :

  1. France Travail : accompagnement, indemnisation, mise en relation entreprises/candidats
  2. Missions Locales : insertion des 16-25 ans
  3. EPIDE : projet social et professionnel des 17-25 ans
  4. Cap emploi / AGEFIPH : emploi des personnes en situation de handicap
  5. SIAE : accompagnement renforcé pour les publics éloignés de l'emploi
  6. SPIP : insertion professionnelle post-incarcération
  7. APEC : conseil emploi pour cadres et diplômés
  8. UIMM : promotion des métiers industriels

Nos alliés pour la formation professionnelle

La formation, c'est l'autre pilier. Sans montée en compétences, l'insertion reste fragile. L'Afpa propose des formations diplômantes, des remises à niveau et des dispositifs de validation des acquis de l'expérience. C'est l'un des organismes de formation professionnelle les plus anciens et les plus structurés de France.

Les CFA (Centres de Formation d'Apprentis) assurent quant à eux un enseignement en alternance pour les apprentis de 16 à 29 ans. L'alternance reste l'un des parcours les plus efficaces pour décrocher un emploi durable : elle marie formation théorique et immersion en entreprise.

Le CLPS, société coopérative et participative, mérite une attention particulière. Présent dans une vingtaine de villes de Bretagne et de Loire-Atlantique, il favorise l'accès et le maintien dans l'emploi via la formation professionnelle. Son modèle coopératif lui confère une agilité que n'ont pas toujours les grandes structures nationales.

Les partenaires privés et associatifs : un écosystème complet

Au-delà de la sphère publique, les collaborations avec des acteurs privés et associatifs donnent de la profondeur à l'action. L'Ansa, dont le bilan 2023 s'élève à 2 millions d'euros, illustre parfaitement cette logique. Elle travaille avec des fondations, des entreprises de l'économie sociale et solidaire, des banques, des assureurs, des mutuelles, des bailleurs et même des fournisseurs d'énergie pour concevoir des services adaptés aux publics fragiles.

L'Ansa mobilise deux niveaux de partenariat distincts : les parties prenantes impliquées dans la co-construction des actions, et les partenaires qui apportent un soutien financier. Cette distinction structurelle évite de confondre engagement et mécénat.

Type de partenaire Exemples Contribution principale
Partenaires financiers Banques, CDC, FEI, Commission européenne Apport de capitaux, prêts, subventions
Partenaires institutionnels URSSAF, ASSEDIC, caisses de retraite Cotisations, protection sociale
Partenaires associatifs Collectif Alerte-UNIOPSS, Mouvement Impact France Co-construction, plaidoyer, réseaux
Partenaires territoriaux Régions, Métropoles, Fonds territoriaux Ancrage local, politiques sociales

Nord Actif et France Active incarnent cette dimension territoriale et financière. Leurs partenariats s'étendent du niveau local (Régions et Métropoles) jusqu'à l'échelle européenne, avec la Commission européenne et le Fonds européen d'investissement comme interlocuteurs.

L'Ansa participe aussi à des réseaux structurants : le Collectif Alerte-UNIOPSS, l'EAPN, le Housing First Hub, le jury de la Fondation la France s'engage, ou encore L'Ascenseur et le Mouvement Impact France. Chaque réseau représente un espace d'influence, d'échange de pratiques et de co-développement de solutions.

Travailler avec des partenaires : comprendre les flux qui circulent

Choisir ses partenaires, c'est bien. Comprendre ce qui circule entre eux, c'est indispensable. Dans toute relation partenariale, trois types de flux coexistent : les flux réels (biens et services échangés), les flux financiers (argent entrant et sortant) et les flux d'informations (données, rapports, bilans partagés). Ignorer l'un de ces flux, c'est naviguer à moitié à l'aveugle.

Les fournisseurs apportent les matières premières, le matériel ou les services nécessaires à l'activité. Les clients, particuliers, entreprises ou administrations, génèrent les ressources qui permettent de financer l'ensemble. Les banques, elles, sécurisent la trésorerie et financent les projets via des prêts rémunérés par des intérêts. L'État et les collectivités prélèvent des impôts, mais versent aussi des subventions stratégiques.

Franchement, trop d'organisations sous-estiment la cartographie de leurs flux partenariaux. Or, visualiser précisément qui apporte quoi, sous quelle forme et à quel moment, permet d'identifier les dépendances critiques et de renforcer la résilience de l'écosystème. C'est un exercice stratégique, pas un simple tableau comptable.

L'auteur

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Romane

Rédaction de Edulide.

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