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Taux de réussite médecine 1ère année : classement

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Taux de réussite médecine 1ère année : classement

Chaque année, environ 85 000 étudiants s'inscrivent en première année de médecine en France. Moins d'un tiers franchira le cap de cette première sélection. Ce chiffre, aussi brutal soit-il, résume à lui seul l'enjeu colossal que représente le taux de réussite en médecine première année. Avant de privilégier ton université, il vaut mieux savoir ce qui t'attend vraiment.

Depuis la réforme de 2020 qui a remplacé le PCEM1 et le PACES par le parcours de santé PASS et la licence avec option santé (LAS), les règles du jeu ont changé. La sélection reste impitoyable, mais les voies d'accès se sont diversifiées. Le classement des établissements selon leur taux de passage en deuxième année de médecine reste pourtant l'indicateur le plus fiable pour comparer les facultés et préparer ton choix.

Comprendre le taux de réussite en médecine 1ère année : de quoi parle-t-on vraiment ?

Le taux de réussite en première année de médecine désigne la proportion d'étudiants inscrits en PASS (ou en LAS avec option santé) qui obtiennent leur place en deuxième année (DFGSM2). Ce chiffre varie selon plusieurs paramètres : le numerus clausus local (désormais appelé numerus apertus), la taille de la promotion, et la pédagogie mise en place par la faculté.

Depuis 2021, le numerus apertus remplace officiellement le numerus clausus. Concrètement, chaque faculté fixe désormais elle-même le nombre de places disponibles en deuxième année, dans une fourchette définie par le ministère de la Santé. En 2024, la France comptait environ 10 700 places ouvertes au total pour les étudiants en médecine passant en DFGSM2. Ce chiffre était de 8 205 en 2019, dernière année du numerus clausus. Une hausse réelle, mais insuffisante pour supprimer la sélection.

Attention à ne pas confondre taux de réussite brut et taux de réussite ajusté. Certaines facultés affichent des taux apparemment favorables parce qu'elles comptabilisent aussi les étudiants ayant réussi via la voie LAS ou après redoublement. D'autres ne comptent que les PASS admis dès la première tentative. C'est une différence fondamentale quand tu compares les établissements.

Classement des facultés de médecine selon le taux de passage en 2e année

Voici un panorama des principales facultés françaises, classées selon leur taux de réussite observé en première année de médecine. Ces données s'appuient sur les chiffres publiés par les établissements eux-mêmes, les rapports du MESRI (ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation) et les retours d'étudiants compilés par des associations comme l'ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France).

Université de Strasbourg : une rigueur rhénane au service de la sélectivité

La faculté de médecine de Strasbourg figure régulièrement parmi les mieux classées sur le critère de l'accompagnement pédagogique. Son taux de réussite en PASS oscille autour de 22 à 25 % selon les années, ce qui la place dans la moyenne nationale. Mais ce qui distingue Strasbourg, c'est la qualité de son encadrement : tutorat structuré, accès facilité aux annales, et groupes de travail organisés dès les premières semaines.

La faculté compte environ 600 étudiants inscrits en PASS chaque année. Environ 140 à 150 places sont ouvertes en DFGSM2. Le ratio reste sélectif, mais les étudiants bénéficient d'une préparation méthodologique solide dès la rentrée. Si tu viens d'une terminale avec mention très bien et que tu es prêt à travailler de façon intensive et méthodique, Strasbourg est une alternative à prendre très au sérieux.

Université de Lyon (Lyon 1, Claude Bernard) : volume et ressources pédagogiques

Lyon 1 accueille l'une des promotions PASS les plus notables de France, avec environ 1 100 inscrits chaque année. Le taux de passage en deuxième année de médecine y tourne autour de 18 à 20 %, soit un peu en dessous de la moyenne nationale. Mais attention : l'université compense cette sélectivité élevée par un écosystème pédagogique très développé.

La bibliothèque universitaire de la Rockefeller, le campus médical de Lyon Est, et une offre de tutorat structurée par des associations étudiantes comme Corpus ou AAEM Lyon font de cette faculté un environnement stimulant. Pour moi, Lyon 1 convient particulièrement aux profils autonomes qui savent s'organiser dans un cadre compétitif et qui ont besoin de ressources abondantes plutôt que d'un suivi individualisé.

Université Paris Cité (ex-Paris Descartes) : prestige et pression maximale

Paris Cité concentre l'une des pressions de sélection les plus fortes du territoire. Avec parfois plus de 1 500 étudiants inscrits en PASS et un taux de réussite en première année de médecine qui peut descendre sous les 15 % certaines années, elle représente l'environnement le plus concurrentiel de France. Les chiffres publiés par la faculté elle-même indiquent un taux de passage en DFGSM2 de l'ordre de 14 à 17 % selon les promotions.

Pourquoi choisir Paris Cité malgré tout ? Pour le réseau hospitalier parisien, les CHU de proximité (Cochin, Necker, Hôpital Européen Georges-Pompidou), et les opportunités de stages dès les premières années. Les étudiants qui réussissent ici développent une capacité de travail et une résistance au stress hors du commun. Franchement, si tu n'as pas une organisation béton et une préparation antérieure solide (prépa privée, terminale scientifique avec excellents résultats), évite de te lancer dans cette faculté sans filet.

Université de Rennes 1 : un taux de réussite au-dessus de la moyenne

Rennes 1 se singularise par un taux de passage en deuxième année régulièrement supérieur à la moyenne nationale. Entre 23 et 27 % des étudiants inscrits en PASS obtiennent leur place en DFGSM2, selon les années. Ce résultat s'explique par une politique pédagogique volontariste : classes inversées, modules de méthodologie intégrés dès le premier semestre, et tutorat de qualité organisé par l'association Hippocrate Rennes.

La taille de la promo reste gérée : environ 500 étudiants inscrits en PASS. C'est suffisamment large pour créer une émulation, mais assez contenu pour que chaque étudiant ne soit pas noyé dans la masse. Pour un profil sérieux mais pas encore au niveau des prépas parisiennes, Rennes 1 représente un excellent rapport entre exigence et chances réelles de réussite.

Université de Bordeaux : équilibre entre qualité de vie et performance académique

Bordeaux présente un taux de réussite en PASS autour de 20 à 23 %, dans la moyenne haute des facultés françaises. Ce qui la rend attractive, c'est la combinaison entre un cadre de vie agréable et une organisation pédagogique cohérente. La faculté de médecine de Bordeaux a investi ces dernières années dans des outils numériques de révision et dans le renforcement de son tutorat associatif.

Les profils qui réussissent le mieux à Bordeaux sont souvent ceux qui savent équilibrer rigueur académique et qualité de vie. Une charge de travail mal gérée, et tu perds pied. Un cadre de vie trop dispersant, et le même résultat t'attend. Bordeaux te demandera de trouver cet équilibre toi-même, ce qui en fait une faculté qui valorise l'autonomie.

Université de Montpellier : la plus ancienne faculté de médecine d'Europe

Fondée en 1220, la faculté de médecine de Montpellier est la plus ancienne d'Europe encore en activité. Ce n'est pas qu'un détail historique : cette tradition d'excellence a forgé une culture pédagogique rigoureuse. Son taux de passage en deuxième année de médecine se situe entre 19 et 22 %, avec des variations selon les cohortes.

Montpellier accueille environ 750 étudiants en PASS. La faculté bénéficie d'un CHU de référence (CHU de Montpellier) et d'une intégration précoce des étudiants dans les services hospitaliers. Ce point est rarement mentionné dans les comparatifs, mais il change tout à la motivation et à la compréhension des enseignements théoriques. Si tu cherches une faculté avec une identité forte et un ancrage clinique rapide, Montpellier mérite toute ton attention.

Université de Nantes : régularité et méthodologie au premier plan

Nantes présente l'un des taux de réussite les plus réguliers de France. Année après année, le taux de passage en DFGSM2 oscille entre 22 et 26 %, ce qui en fait l'une des facultés les plus performantes sur cet indicateur. Cette régularité n'est pas le fruit du hasard : elle reflète un investissement continu dans la formation méthodologique des étudiants de première année.

Le tutorat nantais est reconnu comme l'un des plus efficaces du territoire. L'association Corpus Nantes, notamment, propose des séances de révision thématiques, des concours blancs et un accompagnement personnalisé. 4 étudiants sur 5 qui intègrent le tutorat dès le premier mois de l'année améliorent significativement leurs résultats aux partiels de fin de semestre. Ces données, remontées par la faculté elle-même, donnent une idée concrète de l'impact de cet encadrement.

Les critères qui font vraiment la différence entre les établissements

Le taux de réussite brut ne dit pas tout. Trois critères supplémentaires permettent de vraiment comparer les facultés et d'identifier celle qui correspond à ton profil.

La sélectivité réelle : numerus apertus et rapport places/inscrits

Le numerus apertus définit le nombre de places disponibles en deuxième année de médecine dans chaque faculté. Mais ce qui compte vraiment, c'est le rapport entre ce nombre et les effectifs inscrits en PASS. Une faculté avec 300 places ouvertes sur 800 inscrits est structurellement moins sélective qu'une autre avec 200 places pour 1 400 candidats, même si les deux affichent une "bonne réputation".

Avant de t'inscrire, demande à la faculté visée ces deux chiffres précis pour la dernière promotion. Certaines universités les publient sur leur site, d'autres pas. Dans ce cas, contacte directement le secrétariat pédagogique ou passe par les associations étudiantes locales. Cette démarche basique te donnera une vision bien plus réaliste de tes chances que n'importe quel classement généraliste.

Les ressources pédagogiques disponibles : ce qui change tout en cours d'année

Le tutorat associatif, les annales accessibles et la qualité des polycopiés constituent des facteurs décisifs. Une faculté avec peu de ressources pédagogiques oblige ses étudiants à compenser par des préparations privées (type AMUF, Prepamed ou tutoriel médical), ce qui représente un coût supplémentaire de 1 500 à 3 000 euros par an.

À l'inverse, une faculté qui présente un tutorat gratuit de qualité, des séances de QCM entraînement et des corrections détaillées réduit cette dépendance aux officines privées. C'est un critère que tu dois absolument intégrer dans ta comparaison, surtout si ton budget est limité. La performance académique ne devrait pas dépendre de ta capacité à payer une prépa.

L'environnement humain et la dynamique de promotion

Franchement, ce critère est souvent sous-estimé. Une promo soudée, avec une culture de l'entraide plutôt que de la compétition pure, change radicalement le vécu de l'année. Certaines facultés (Nantes, Rennes, Strasbourg) sont connues pour ce type d'ambiance. D'autres, plus grandes et plus anonymes (Paris, Lyon), favorisent davantage l'autonomie individuelle.

Tu peux évaluer cet aspect en participant aux journées portes ouvertes, en rejoignant les groupes d'étudiants sur les réseaux sociaux, ou en contactant directement des étudiants en deuxième année via LinkedIn ou les forums spécialisés. Un seul échange authentique avec un étudiant qui a vécu la première année dans la faculté visée vaut plus que dix pages de présentation officielle.

Deux femmes discutent joyeusement autour d'un café dans un espace coworking

PASS ou LAS : quel impact sur les chances de réussite ?

Depuis la réforme de 2020, deux voies permettent d'accéder aux études de médecine : le PASS (parcours accès santé spécifique) et la LAS (licence avec option accès santé). Cette dualité modifie en profondeur la lecture des taux de réussite en première année de médecine.

Le PASS reste la voie la plus directe : une année dense, entièrement centrée sur les matières médicales, avec une option dans une autre discipline. Le taux de passage global en DFGSM2 depuis le PASS tourne autour de 20 à 25 % selon les établissements. La LAS, elle, offre deux ou trois tentatives réparties sur plusieurs années, avec une licence principale (droit, sciences, lettres...) adossée à une option santé. Le taux de réussite depuis la voie LAS est structurellement plus faible la première année, mais l'accumulation des tentatives augmente les chances globales sur deux ou trois ans.

Certaines facultés ont développé des parcours LAS particulièrement bien construits, notamment Sorbonne Université et l'Université de Bordeaux. Si tu as un profil pluridisciplinaire ou si tu souhaites avoir un plan B solide en cas d'échec à la première tentative, la voie LAS mérite une étude sérieuse.

Bien choisir sa faculté de médecine en fonction de son profil

Aucun classement ne peut te dire à ta place quelle faculté te convient. Mais certains alignements sont évidents. Si tu es un profil très autonome, organisé, avec d'excellents résultats au lycée et une bonne résistance au stress, les grandes facultés parisiennes ou lyonnaises peuvent t'apporter le réseau et les ressources hospitalières que tu cherches.

Si tu préfères un cadre plus accompagnant, avec un tutorat de proximité et une taille de promotion humaine, Nantes, Rennes ou Strasbourg sont des choix cohérents. Ces facultés affichent des taux de passage en deuxième année de médecine supérieurs à la moyenne nationale tout en offrant un milieu moins anxiogène.

Un conseil concret : visite au moins deux facultés différentes lors des journées portes ouvertes. Pas pour voir les bâtiments, mais pour parler aux étudiants en deuxième ou troisième année. Demande-leur ce qu'ils auraient aimé savoir avant de s'inscrire. Ces témoignages directs sont la donnée la plus précieuse que tu puisses collecter pour prendre ta décision.

Ce que le classement ne dit pas : les indicateurs à surveiller au-delà du taux de réussite

Le taux de réussite en première année est un indicateur utile, mais incomplet. Trois données supplémentaires méritent d'être intégrées dans ton analyse avant de choisir un établissement.

Premier point : le taux de réorientation. Combien d'étudiants qui ne passent pas en médecine trouvent effectivement une poursuite d'études cohérente grâce à leur PASS ou leur LAS ? Une bonne faculté ne se contente pas de former des médecins, elle prépare ses étudiants à rebondir. Certains établissements publient ces données, d'autres non. C'est un signal en soi.

Deuxième point : le taux de réussite à la deuxième tentative (redoublement). En PASS, un étudiant peut tenter deux fois d'accéder aux études de médecine. Si tu pars avec l'idée de redoubler si nécessaire, le taux de réussite à la deuxième tentative dans la faculté visée est un chiffre vital. Il varie considérablement : certaines facultés soutiennent davantage les redoublants, d'autres les marginalisent.

Troisième point : le devenir des médecins formés. La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) publie régulièrement des données sur les parcours professionnels des médecins selon leur faculté d'origine. Taux d'installation en zone sous-dotée, spécialités choisies, délai d'installation... Ces indicateurs donnent une image plus complète de ce que produit réellement chaque faculté, au-delà du simple taux de passage en deuxième année.

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L'équipe Edulide

Rédaction de Edulide.

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