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Taux de réussite STAPS L1 : bilan et classement

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Taux de réussite STAPS L1 : bilan et classement

Plus de 130.000 vœux formulés sur Parcoursup en 2025 : la licence STAPS figure désormais parmi les 15 formations les plus demandées de France, avec une progression de 27% en cinq ans. Pourtant, derrière cet engouement massif se cache une réalité bien moins flatteuse — des taux de réussite en première année qui inquiètent, et des écarts vertigineux entre établissements. Voici un bilan chiffré et un classement clair pour choisir la bonne université.

Un taux de réussite en L1 STAPS qui reste préoccupant

42,8% des étudiants obtiennent leur licence en trois ou quatre ans en 2026, contre 46,2% en 2024, soit un recul de 3,4 points. Ce chiffre doit alerter tout candidat qui s'y inscrit sans préparation.

Le taux de passage en L2 parmi les néo-bacheliers inscrits en 2023 plafonne à 46,8%, légèrement sous la moyenne nationale de 47,5%. Ce n'est pas un gouffre, mais c'est symptomatique d'une filière où la sélection se fait souvent après l'entrée plutôt qu'avant.

Chiffre franchement alarmant : 19% des étudiants quittent l'enseignement supérieur après un échec en première année de licence STAPS. C'est le taux le plus élevé de toutes les filières universitaires, juste devant les sciences humaines. Ces étudiants ne redoublent pas, ils partent définitivement du système. Une perte sèche, humaine et financière.

La pandémie de Covid-19 explique en partie le recul de 2026 : les bacheliers de 2020, affectés par les conditions d'apprentissage dégradées, sont maintenant comptabilisés dans les cohortes de réussite en trois ou quatre ans, pesant mécaniquement sur les statistiques globales. Malgré tout, les étudiants de STAPS restent devant ceux des licences d'arts, lettres, langues et sciences humaines.

La baisse des effectifs en STAPS et ses conséquences sur les résultats

Entre 2020 et 2021, les étudiants inscrits en L1 sont passés de 17.435 à 15.413, soit une baisse de 11% en un an. L'Université de Lille a perdu 132 inscrits sur cette période, l'Université Toulouse 3 Paul Sabatier en a perdu 124.

Ce recul des effectifs peut sembler paradoxal face à l'attractivité croissante de la formation sur Parcoursup. Mais l'explication tient en un mot : sélection. La fin du tirage au sort, remplacé par la procédure de classement Parcoursup, a mécaniquement réduit le nombre d'entrants en filtrant les profils les moins adaptés.

Cette sélection a entraîné une augmentation du pourcentage de bacheliers généraux parmi les nouveaux inscrits, ce qui améliore globalement le profil académique des promotions entrantes. Moins d'étudiants, mais mieux préparés : le compromis est discutable, mais les résultats post-Parcoursup plaident pour cette logique.

L'effet Parcoursup sur la réussite des étudiants en STAPS

Une enquête portant sur 43 UFR et départements, avec 20.523 étudiants inscrits en 2018-2019, mesure précisément l'impact de la réforme. Le taux de réussite est passé de 39,45% en 2017-2018 à 47,31% en 2018-2019, soit un gain de 7,85%. Cette progression représente environ 2.000 étudiants supplémentaires ayant validé leur première année de licence STAPS.

Les résultats divergent fortement selon le profil d'admission. Les étudiants classés « OUI » affichent un taux de réussite de 53,59%, contre seulement 23,74% pour les étudiants classés « OUI SI ». Ces derniers, représentant 17,3% des néo-entrants, présentent un taux d'absence trois fois plus élevé que les « OUI ». Le décrochage commence bien souvent par l'absentéisme.

Les disparités entre universités sont brutales. Certaines ont progressé de 25 à 30 points grâce à Parcoursup — c'est le cas notamment de Pointe-à-Pitre, Rennes, Lyon, Montpellier et Pau. D'autres, comme Lille, Nancy et Orléans, ont au contraire enregistré des régressions de 5 à 10 points sur la même période.

Quels profils d'étudiants réussissent le mieux en STAPS ?

L'Université de Bourgogne a conduit une étude démontrant que le score fourni par la procédure de classement de la C3D est directement prédictif de la réussite en licence STAPS. Ce résultat est précieux pour décoder ce que Parcoursup évalue vraiment.

  • La série de baccalauréat et les bilans en disciplines littéraires et argumentaires sont les variables les plus déterminantes.
  • Les résultats en disciplines scientifiques et l'obtention d'une mention au baccalauréat jouent un rôle moindre, mais réel.
  • Le sexe, les catégories socioprofessionnelles des parents et le lycée d'origine n'ont aucune influence significative sur la réussite.
  • Le niveau sportif et les compétences liées à l'engagement associatif ou citoyen ne constituent pas des facteurs prédictifs.

Franchement, ce dernier point surprend toujours les futurs étudiants : être bon sportif ne prédit pas la réussite académique en STAPS. C'est le profil scolaire général qui compte, pas le palmarès sportif.

Professeure enseigne à des étudiants dans une salle de classe

Le rôle des parcours adaptés dans l'amélioration des résultats

Seulement 21 formations sur 42 avaient mis en place des parcours adaptés lors de l'enquête. Résultat sans appel — toutes les formations ayant adopté ce dispositif ont vu leurs résultats progresser. Aucune exception.

Ces parcours représentent 25,42% des effectifs dans les établissements qui les ont intégrés. Leur impact se mesure aussi dans la distribution des notes : 42,24% des étudiants de la promotion 2018-2019 se situent dans l'intervalle 10-13, contre 35,4% au premier semestre. Le taux de décrocheurs, lui, a reculé de 19,15% à 16,32%.

Nuance notable : certaines formations obtiennent des résultats remarquables sans parcours adaptés. La culture pédagogique locale, l'encadrement informel et l'histoire de chaque UFR semblent peser autant que les dispositifs officiels.

Classement des meilleures universités STAPS en 2026

CY Cergy Paris Université, meilleure formation STAPS pour la troisième année consécutive

CY Cergy Paris Université (Ileps) domine le classement 2026 des 45 universités proposant la licence STAPS avec une note parfaite de 20,0/20. Son taux de réussite en trois ans atteint 71,1%, en hausse de 2,4 points sur un an. Le taux de réussite en trois ou quatre ans s'établit à 74,2%, malgré une baisse de 18,3 points par rapport à 2024, imputable aux cohortes Covid. La valeur ajoutée sur la réussite en trois ans est de 25,4, et de 31,9 sur la réussite en trois ou quatre ans.

L'Université de Pau et des Pays de l'Adour, solide deuxième

L'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA) s'installe en deuxième position avec une note de 16,7/20. Son taux de réussite en trois ans atteint 57,7%, et 67,2% en trois ou quatre ans. Rappelons qu'en 2016, 1.528 étudiants étaient entrés en L1 STAPS à l'UPPA avec un taux de réussite en trois ans de 36,3%. La progression est remarquable. En 2022, cette université figurait en 13e position sur 63 universités françaises en licences SSH avec un taux de 40,2%.

L'Université d'Artois et les autres établissements notables

L'Université d'Artois, antenne à Liévin, se maintient troisième avec une note de 14,3/20, un taux de réussite en trois ans de 51,5% et 59,3% en trois ou quatre ans. Voici les autres universités classées en 2022, avec leurs taux de réussite en trois ans respectifs :

  1. Université Gustave Eiffel : 49,6%
  2. Université de Nantes : 45,4%
  3. Université de Dijon : 43,9%
  4. Université Paris Saclay : 43,8%
  5. Université du Littoral — 43,7%
  6. Université de Poitiers : 42,6%
  7. Université de Perpignan : 42,4%
Université Note /20 Taux réussite 3 ans Taux réussite 3 ou 4 ans
CY Cergy Paris Université (Ileps) 20,0 71,1% 74,2%
Université de Pau et des Pays de l'Adour 16,7 57,7% 67,2%
Université d'Artois (Liévin) 14,3 51,5% 59,3%

Des disparités significatives entre universités STAPS selon les territoires

Des bilans très contrastés d'un établissement à l'autre

75% de réussite dans certaines formations publiques, 11% dans d'autres. Ces deux chiffres issus de la même année académique 2018-2019 illustrent mieux que n'importe quel discours l'ampleur des disparités entre universités STAPS.

  • Universités en forte progression : Pointe-à-Pitre, Rennes, Lyon, Montpellier, Pau.
  • Universités en régression notable : Lille, Nancy, Orléans.

Les facteurs explicatifs des inégalités entre établissements

Ni la taille des UFR, ni le taux d'encadrement ne semblent avoir d'effets significatifs sur les résultats. Le taux de pression à l'entrée est peu prédictif de la réussite des étudiants inscrits. La diversité de résultats observée entre établissements reflète avant tout des pratiques pédagogiques locales, profondément ancrées dans l'histoire de chaque UFR.

Pour un futur étudiant en licence STAPS, ce constat est un conseil actionnable direct : comparez les taux de réussite et les valeurs ajoutées par établissement avant de classer vos vœux sur Parcoursup. L'université la plus proche n'est pas forcément la plus adaptée à votre profil. Cherchez celle dont les dispositifs pédagogiques — parcours adaptés, encadrement, accompagnement au rattrapage — correspondent à votre niveau réel à l'entrée en première année.

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L'équipe Edulide

Rédaction de Edulide.

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