La prépa PTSI, pour Physique, Technologie et Sciences de l’Ingénieur, est une formation scientifique de deux ans accessible après le baccalauréat général via Parcoursup. Elle attire les lycéens passionnés par les mathématiques, la physique et les sciences de l’ingénieur. Ces filières représentent aujourd’hui plus de 60 % des effectifs de CPGE en France. Le palmarès présenté ici repose sur les données Open Data Parcoursup de la session 2025, offrant une vision claire et objective du recrutement de chaque établissement.
Sommaire
TogglePrésentation de la filière PTSI et de ses débouchés
Une formation alliant théorie, physique et sciences industrielles
La PTSI se distingue des autres classes préparatoires scientifiques par sa dimension résolument technologique. Mathématiques, physique et sciences industrielles de l’ingénieur forment le socle de l’enseignement, complétés par des séances de travaux pratiques régulières.
La filière cible les bacheliers généraux dont le profil s’oriente vers les sciences appliquées et l’ingénierie. Contrairement à la MPSI, davantage tournée vers les mathématiques pures, ou à la PCSI qui met l’accent sur la chimie, la PTSI intègre une composante technologique forte. Cette spécificité se manifeste notamment dans l’enseignement des sciences industrielles, qui mobilise des outils de modélisation et d’analyse des systèmes.
L’organisation pédagogique reste intense : cours magistraux, colles hebdomadaires et travaux dirigés rythment la semaine de l’élève. Certains établissements proposent un internat, facilitant l’immersion totale dans la formation. La pension complète représente un atout pour les candidats venant de loin.
Les concours et écoles d’ingénieurs accessibles après la PTSI
À l’issue de la première année, les élèves intègrent la classe PT ou PT* pour préparer les concours. Ces épreuves ouvrent l’accès à un large éventail d’écoles d’ingénieurs réputées.
Parmi les débouchés figurent des établissements comme les Arts et Métiers, l’ENSTA, Télécom, l’ISAE-Supaéro ou encore Centrale Lyon. Le taux d’intégration aux grandes écoles varie selon les prépas, ce qui justifie l’importance de bien choisir son établissement dès le départ. Les concours communs polytechniques constituent la voie principale d’intégration après la PT.
Des filières comme CentraleSupélec ou les Mines restent accessibles via certains concours, bien que la PTSI/PT soit moins orientée vers l’X ou l’ENS que les voies MP ou PC.
La méthodologie du classement des prépas PTSI
Les quatre critères retenus pour évaluer chaque établissement
Le palmarès repose sur quatre indicateurs issus des données Open Data du ministère de l’Enseignement supérieur, session 2025. Chaque critère contribue à la note globale selon une pondération précise :
- L’excellence académique (50 %) : pourcentage de mentions Très Bien parmi les néo-bacheliers admis. Cet indicateur mesure la qualité des profils retenus.
- La sélectivité (30 %) : proportion de candidats ayant reçu une proposition d’admission par rapport au total des candidats. Un score faible indique une prépa très sélective.
- L’attractivité (10 %) : taux d’acceptation des propositions d’admission par les candidats. Un score élevé signifie que l’établissement est souvent le premier choix.
- L’ouverture sociale (10 %) : pourcentage de boursiers parmi les admis, reflet de l’accessibilité de la formation.
Ce que le classement mesure réellement
Ces quatre critères évaluent exclusivement la qualité du recrutement en amont, et non le niveau pédagogique ou les résultats aux concours. Il serait donc erroné d’assimiler un bon rang dans ce palmarès à une formation supérieure.
Une loi normale centrée réduite s’applique à chaque critère pour normaliser les données et permettre une comparaison équitable entre établissements publics et privés. Cet outil statistique garantit la cohérence du classement.
La note globale reflète ainsi le profil des candidats admis, pas leur devenir. Pour évaluer les résultats aux concours et le taux d’intégration aux grandes écoles, il faut consulter d’autres sources complémentaires.

Le classement complet des prépas PTSI sur Parcoursup en 2026
Le top 10 des prépas PTSI les mieux classées
Le lycée Sainte-Geneviève de Versailles s’impose en tête avec une note globale de 18,04. Sur 605 candidats, seuls 36 élèves sont admis, soit une sélectivité extrême de 8 %. Le lycée Jean-Baptiste Say à Paris 16e arrive deuxième avec 16,05, sur un bassin de 2 001 candidats pour 45 places.
Le lycée Louis Lachenal à Argonay (15,15) et le lycée La Salle Passy Buzenval à Rueil-Malmaison (14,97) complètent le podium élargi. Ces deux établissements, l’un public, l’autre privé, affichent un profil similaire avec 17 % de mentions TB. Le lycée polyvalent de Cachan (14,33) a pour particularité une bonne ouverture sociale (9 % de boursiers) et 1 389 candidats pour 45 places.
Le lycée Chaptal à Paris 8e (13,41) et le lycée La Martinière Monplaisir à Lyon (12,48) suivent. Ce dernier, avec 96 places et 2 406 candidats, attire massivement. Le lycée Jules Ferry à Versailles (12,44), le lycée Déodat de Séverac à Toulouse (12,19) et le lycée Gustave Eiffel à Bordeaux (12,09) ferment ce top 10.
| Rang | Établissement | Note globale | Places | Candidats 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Lycée Sainte-Geneviève (Versailles) | 18,04 | 36 | 605 |
| 2 | Lycée Jean-Baptiste Say (Paris 16e) | 16,05 | 45 | 2 001 |
| 3 | Lycée Louis Lachenal (Argonay) | 15,15 | 38 | 864 |
| 4 | Lycée La Salle Passy Buzenval (Rueil-Malmaison) | 14,97 | 42 | 981 |
| 5 | Lycée polyvalent de Cachan | 14,33 | 45 | 1 389 |
| 6 | Lycée Chaptal (Paris 8e) | 13,41 | 45 | 2 167 |
| 7 | Lycée La Martinière Monplaisir (Lyon) | 12,48 | 96 | 2 406 |
| 8 | Lycée Jules Ferry (Versailles) | 12,44 | 96 | 1 650 |
| 9 | Lycée Déodat de Séverac (Toulouse) | 12,19 | 45 | 1 728 |
| 10 | Lycée Gustave Eiffel (Bordeaux) | 12,09 | 96 | 1 860 |
Les établissements du milieu et bas de classement
Le lycée Younoussa Bamana à Mayotte (rang 11, note 11,88) retient l’attention par son taux d’ouverture sociale exceptionnel : 44 % de boursiers. Ce résultat reflète le contexte socio-économique particulier de ce territoire. Il a progressé de 18 places, parmi les hausses les plus notables.
Du rang 12 au rang 30, on retrouve des établissements comme le lycée Vauvenargues à Aix-en-Provence, le lycée Joliot-Curie à Rennes ou le lycée Raspail à Paris 14e. Le lycée Nelson Mandela à Poitiers (rang 30) affiche 18 % de boursiers et a progressé de 27 places, signe d’un recrutement en amélioration nette.
Les établissements en forte progression ou régression dans le classement PTSI
Les prépas PTSI qui ont le plus progressé
Le lycée des Métiers Dorian à Paris 11e réalise la plus forte hausse du palmarès avec +36 places. Cet établissement public confirme une attractivité grandissante auprès des candidats franciliens.
Deux lycées portant le même nom progressent fortement : le lycée Gustave Eiffel d’Armentières gagne 27 places, tout comme le lycée Nelson Mandela à Poitiers. Le lycée Voltaire, également à Paris 11e, bondit de 20 positions. Le lycée Gustave Eiffel de Bordeaux et le lycée Younoussa Bamana à Mayotte progressent chacun de 18 rangs. Ces hausses s’expliquent souvent par une meilleure attractivité et un recrutement plus qualitatif en termes de mentions TB.
Les prépas PTSI qui ont le plus reculé
Le lycée Gustave Eiffel à Dijon enregistre la chute la plus spectaculaire avec -31 places. Cette régression traduit probablement une baisse d’attractivité ou une diminution du niveau de sélectivité.
Le lycée Blaise Pascal à Rouen recule de 17 rangs, tandis que le lycée Henri Loritz à Nancy perd 9 places. Le lycée du Diadème en Polynésie française (-7) et le lycée Jules Ferry à Versailles (-4) complètent ce tableau des établissements en repli. Pour ces prépas, les indicateurs d’attractivité et de sélectivité semblent avoir pesé négativement dans le calcul de la note globale.

Comment bien choisir sa prépa PTSI grâce au classement
Ne pas se fier uniquement au rang dans le classement
Un palmarès reste un outil parmi d’autres pour guider l’orientation. La note globale d’un établissement ne dit rien de la qualité de l’enseignement reçu ni du taux d’intégration aux grandes écoles post-concours.
D’autres critères entrent en jeu : la localisation, la présence d’un internat, le projet professionnel de l’élève, l’ambiance de la classe préparatoire ou encore les résultats aux concours des années précédentes. Croiser plusieurs sources d’information reste la meilleure approche. Pour les filières voisines, consulter le classement des meilleures prépas MPSI/MP peut aussi apporter un éclairage utile sur les dynamiques comparées des filières scientifiques.
Tenir compte de ses propres objectifs et de sa candidature sur Parcoursup
Lors de la constitution du dossier Parcoursup, multiplier les vœux reste indispensable. La sélectivité varie fortement d’un lycée à l’autre : certaines prépas PTSI n’admettent que 7 % des candidats, d’autres dépassent 50 %.
Analyser la moyenne bac, le pourcentage de mentions TB des admis et le nombre total de candidats aide à évaluer ses chances d’admission. Les candidats boursiers doivent aussi vérifier le taux d’ouverture sociale de chaque établissement, qui peut faciliter leur intégration dans certaines formations.
Les autres filières de CPGE scientifiques à connaître
Les filières proches de la PTSI : MPSI, PCSI et MP2I
La MPSI (Mathématiques, Physique et Sciences de l’Ingénieur) cible les profils très à l’aise en mathématiques et prépare principalement aux concours des Mines, CentraleSupélec ou de l’X. La PCSI, elle, met davantage l’accent sur la chimie et convient aux élèves attirés par cette discipline.
La MP2I (Mathématiques, Physique, Informatique et Sciences de l’Ingénieur), filière plus récente, intègre une forte composante informatique. Elle cible des profils orientés vers l’informatique théorique et les mathématiques. Ces trois voies offrent des débouchés vers des grandes écoles d’ingénieurs et scientifiques prestigieuses, dont certaines accessibles également via la PTSI.
Les classes étoilées et leur niveau d’exigence
En deuxième année, les meilleurs éléments des filières scientifiques peuvent intégrer des classes étoilées : MP, PC ou MPI*. Ces formations d’élite préparent aux concours les plus sélectifs, notamment ceux de l’X, de l’ENS, des Mines ou de Télécom.
Le niveau d’exigence y dépasse nettement celui des classes standards. La charge de travail augmente, les colles sont plus fréquentes et les attentes académiques plus élevées. Seuls les élèves affichant d’excellents résultats en première année accèdent à ces formations, qui constituent souvent le meilleur tremplin vers les concours les plus sélectifs des grandes écoles d’ingénieurs françaises.
- Classement des prépas PTSI : toutes les CPGE scientifiques - 21 mars 2026
- Classement des meilleures universités françaises - 20 mars 2026
- Classement des meilleures facultés de droit en France - 19 mars 2026
