Fondé en 1875 par Maurice d’Hulst, l’Institut catholique de Paris accueille chaque année entre 10 000 et 11 000 étudiants sur son campus parisien et ses antennes régionales. Situé au 74 rue de Vaugirard dans le 6e arrondissement, cet établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG) s’impose comme l’un des pôles universitaires catholiques les plus structurés de France. Son statut juridique repose sur une association reconnue d’utilité publique depuis 1941, officiellement dénommée Association des évêques fondateurs de l’Institut catholique de Paris.
Derrière ces murs chargés d’histoire, ce sont 900 enseignants et chercheurs — dont la moitié vient directement du monde professionnel — et 750 personnes au total qui font tourner la machine. L’établissement suit le dispositif LMD et appartient à la Fédération internationale des universités catholiques (FIUC), un réseau qui réunit près de 200 universités catholiques à travers le monde. Voici ce que vous devez savoir sur ses formations, ses campus et son rayonnement.
Sommaire
ToggleLes filières de formations et diplômes proposés
Les six facultés et leurs formations
L’Institut catholique de Paris structure son offre pédagogique autour de six facultés distinctes, couvrant un spectre disciplinaire remarquablement large. Le Theologicum, faculté de théologie et de sciences religieuses, propose des cycles complets : licence humanités, premier cycle, cycle C en soirée pour les actifs, second cycle, formation continue et doctorat. Plusieurs instituts spécialisés lui sont rattachés, comme l’Institut supérieur de pastorale catéchétique (ISPC), l’Institut de science et de théologie des religions (ISTR), l’Institut supérieur d’études œcuméniques (ISEO), l’Institut supérieur de liturgie (ISL), l’Institut supérieur de théologie des arts (ISTA) et l’École des langues et civilisations de l’Orient ancien (ELCOA).
La faculté de droit canonique et celle de philosophie proposent leurs propres cursus de licence et de master, avec un ancrage fort dans la recherche et la tradition intellectuelle catholique. La faculté des lettres accueille notamment l’Institut de langue et de culture françaises (ILCF), pensé pour les apprenants étrangers souhaitant approfondir leur maîtrise du français universitaire. La Faculté de sciences sociales, d’économie et de droit (FASSED) forme en licence de droit, en licence de sciences sociales, et abrite l’Institut de formation à la médiation et à la négociation (IFOMENE). Enfin, la Faculté d’éducation et de formation travaille en collaboration avec l’ISFEC-AFAREC pour préparer les professeurs de l’enseignement privé catholique.
| Faculté | Domaine | Cycles proposés |
|---|---|---|
| Theologicum | Théologie et sciences religieuses | Licence, master, doctorat, soirée, FC |
| Faculté de droit canonique | Droit canonique | Licence, master, doctorat |
| Faculté de philosophie | Philosophie | Licence, master, doctorat |
| Faculté des lettres | Lettres, langues | Licence, master, ILCF |
| FASSED | Sciences sociales, économie, droit | Licence, master, IFOMENE |
| Faculté d’éducation et de formation | Éducation | Formation initiale et continue |
Les diplômes délivrés
Trois grandes catégories de diplômes structurent l’offre de l’ICP. Les diplômes nationaux sont délivrés soit en convention avec d’autres établissements, soit sous jury rectoral — ils ont la même valeur qu’un diplôme d’État classique. Les diplômes canoniques, reconnus par l’Église catholique, concernent principalement la théologie et le droit canonique. Les diplômes propres, quant à eux, valorisent des formations spécifiques à l’établissement, sans équivalent dans le secteur public.
L’ouverture internationale est réelle : l’ICP entretient des partenariats actifs avec 140 universités réparties dans 40 pays et détient la charte Erasmus+, ce qui facilite les mobilités étudiantes en Europe et au-delà. Pour découvrir une autre grande institution catholique française proposant un profil similaire, consultez l’offre de l’UCLy, université catholique de Lyon, avec ses formations et facultés.
Les écoles associées et leurs spécialités
Un réseau d’écoles variées
Ce qui distingue franchement l’Institut catholique de Paris d’un établissement universitaire ordinaire, c’est l’ampleur de son réseau d’écoles rattachées. Onze établissements couvrent des domaines aussi différents que la psychologie, l’ingénierie, la chimie ou le management international. L’École de psychologues praticiens (EPP), l’Institut libre d’éducation physique supérieur (ILEPS) et l’Institut de management et de communication interculturels (ISIT) enrichissent considérablement la palette des formations accessibles aux étudiants de ce réseau.
Du côté des sciences et techniques, l’Institut supérieur d’électronique de Paris (ISEP), l’Institut polytechnique UniLaSalle, l’École supérieure de chimie organique et minérale (ESCOM) et l’École catholique des arts et métiers (ECAM-EPMI) forment des ingénieurs et techniciens de haut niveau. L’École supérieure pour la qualité, l’environnement et la sécurité en entreprise (ESQESE) complète ce volet. Ce réseau offre aux bacheliers un accès à des cursus très différents sous un même label d’enseignement supérieur catholique.
| École associée | Spécialité principale |
|---|---|
| EPP | Psychologie |
| ILEPS | Éducation physique et sportive |
| ISIT | Communication interculturelle, management |
| ISEP | Électronique, numérique |
| ESCOM | Chimie organique et minérale |
| ECAM-EPMI | Arts et métiers, ingénierie |
L’École de bibliothécaires-documentalistes (EBD)
Fondée en 1935, l’EBD est associée à l’ICP depuis ses origines. Elle forme des professionnels de l’information et de la documentation : bibliothécaires, documentalistes, médiathécaires, gestionnaires de fonds patrimoniaux et médiateurs numériques. Ces métiers, souvent méconnus, exigent une expertise réelle en gestion documentaire et en médiation culturelle.
À la rentrée 2026, l’EBD ouvrira une licence professionnelle information-communication, parcours gestion des ressources documentaires, sur le campus de Reims. Cette formation s’adresse aux étudiants ayant validé deux années d’études supérieures, soit un bac+2 validé. C’est une vraie nouveauté pour un campus régional qui monte en puissance.
Le campus principal de Paris et ses infrastructures
Un campus historique à la croisée de Paris
L’histoire du site parisien remonte à l’installation dans l’ancien couvent des Carmes, lieu chargé de mémoire. C’est là que, le 2 septembre 1792, des prêtres furent assassinés lors de la Révolution française — une croix dans le jardin leur rend hommage aujourd’hui encore. L’architecte Gabriel Ruprich-Robert a conduit la première tranche de travaux entre 1894 et 1897, imposant un style anglo-normand qui marque durablement l’ensemble du bâti.
La loi de séparation des Églises et de l’État transféra temporairement la propriété des locaux à l’État. L’Institut ne les racheta qu’en 1927. Deux nouvelles tranches de travaux suivirent — en 1929-1930 puis en 1932-1933, pour compléter l’ensemble architectural. Aujourd’hui, le campus abrite le séminaire des Carmes, l’église Saint-Joseph-des-Carmes, et une plaque commémorant Édouard Branly, physicien ayant découvert la radioconduction, dont les bureaux se trouvaient au 74 rue de Vaugirard.
Les équipements pédagogiques
2017 a marqué un tournant concret : l’inauguration d’un nouveau campus doté d’un amphithéâtre de 400 places et d’un gain de 1 000 m² de surface utile. Ce n’est pas anodin pour un établissement parisien contraint par le foncier. L’ICP héberge également le musée Bible et Terre Sainte, accessible aux étudiants et au grand public.
Sur le plan de la recherche, l’unité EA7403 — unité de recherche en religion, culture et société — bénéficie d’une reconnaissance officielle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est un signal fort : la production scientifique de l’établissement ne se limite pas aux sciences théologiques, elle englobe les sciences humaines dans toute leur complexité.

Le réseau de bibliothèques au service des étudiants
La bibliothèque universitaire de Fels
La bibliothèque de Fels est, de loin, la pièce maîtresse du réseau documentaire de l’ICP. Répartie sur huit niveaux du bâtiment construit entre 1894 et 1933, elle conserve 600 000 documents et propose 280 places assises aux premier et sixième étages. Tous les étudiants peuvent y accéder, ce qui en fait un espace de travail ouvert et inclusif.
Chaque année, 50 000 documents sont communiqués en moins d’un quart d’heure, un indicateur de performance logistique réel. Le prêt à domicile est autorisé pour tout document publié après 1900, ce qui couvre l’essentiel des fonds utiles aux cursus contemporains. Franchement, peu de bibliothèques universitaires en France affichent une telle réactivité.
Les bibliothèques spécialisées
Au-delà de Fels, le réseau documentaire comprend plusieurs bibliothèques thématiques. La bibliothèque Jean de Vernon s’adresse spécifiquement aux chercheurs. La bibliothèque de Droit canonique a été constituée autour du fonds de Charles Lefebvre, doyen de la Rote romaine — une collection rare et précieuse pour les spécialistes du droit canonique mondial. L’espace documentaire de la faculté d’éducation occupe le sous-sol du bâtiment Branly depuis l’été 2021. La Bibliothèque œcuménique et scientifique d’études bibliques (BOSEB) et l’Institut français d’études byzantines (IFEB) complètent ce dispositif.
Les chiffres globaux parlent d’eux-mêmes :
- 641 000 volumes au total dans les collections
- 134 000 volumes accessibles en libre accès
- 411 places assises réparties dans le réseau
- 35 ordinateurs disponibles en salles
- 6 000 inscriptions annuelles
- 50 000 documents empruntés à domicile chaque année
Le campus de Reims : une expansion récente
Un campus ouvert en 2021
Septembre 2021. L’ICP inaugure son campus rémois dans le cloître de l’ancienne maison diocésaine Saint-Sixte, rue du Lieutenant-Herduin à Reims. Le choix du lieu n’est pas anodin — ce cloître préserve une atmosphère qui n’est pas sans rappeler le couvent des Carmes parisien, tout en s’ancrant dans le tissu urbain champenois.
Aujourd’hui, ce campus accueille 700 étudiants, dont 70 % sont originaires de Champagne-Ardenne. Ce taux d’ancrage local est remarquable pour une antenne ouverte depuis seulement quelques années. Il traduit un vrai besoin — suggérer une offre d’enseignement supérieur catholique de qualité sans contraindre les étudiants à rejoindre Paris.
Les nouvelles formations prévues pour 2026
À la rentrée 2026 — soit cinq ans après l’ouverture — le campus de Reims va franchir une nouvelle étape avec six formations inédites. Deux licences ouvriront leurs portes :
- Professorat des écoles
- Histoire – science politique
Quatre masters compléteront l’offre :
- Droit de la famille et du patrimoine
- Pratiques et ingénierie de la formation
- Géopolitique, paix et sécurité
- Affaires publiques et gouvernance des territoires
Sans oublier la licence professionnelle information-communication de l’EBD, parcours gestion des ressources documentaires. Ce déploiement cohérent montre que le campus rémois n’est plus une simple vitrine : il devient un authentique pôle régional de formation.
Le campus de Rouen : le développement territorial de l’ICP
Une ouverture à la rentrée 2023
Deux ans après Reims, l’Institut catholique de Paris a ouvert un campus à Rouen dès la rentrée 2023. Cette décision prolonge une stratégie claire : sortir du périmètre parisien pour toucher des étudiants qui ne viendraient pas spontanément jusqu’au 6e arrondissement. L’ICP fait le pari que la qualité de ses formations peut rayonner bien au-delà de la capitale.
La Normandie représente un territoire à fort potentiel pour l’enseignement supérieur catholique. Rouen, ville universitaire avec une identité culturelle et religieuse marquée, constitue un terrain favorable pour ce type de déploiement. Ce campus rouennais est la deuxième pierre d’un réseau territorial en construction.
| Campus | Ouverture | Localisation |
|---|---|---|
| Paris | 1875 | 74 rue de Vaugirard, 6e arr. |
| Reims | Septembre 2021 | Rue du Lieutenant-Herduin |
| Rouen | Rentrée 2023 | Rouen, Normandie |
Une offre complémentaire aux autres campus
Le campus rouennais s’inscrit dans la continuité pédagogique des formations dispensées à Paris et à Reims. Il bénéficie du socle commun : accès aux ressources numériques de l’établissement, partenariats avec les 140 universités du réseau international, et label EESPIG. Cette cohérence de réseau est un atout concret pour les étudiants qui choisissent Rouen sans renoncer à la qualité d’un établissement d’envergure nationale.
La complémentarité entre les trois sites n’est pas qu’une formule — chaque campus développe des formations adaptées à son bassin de recrutement tout en restant connecté aux facultés et écoles associées du réseau ICP. Pour un étudiant normand, c’est l’accès à un enseignement supérieur structuré, sans mobilité contrainte.

Les enseignants et chercheurs qui font la réputation de l’ICP
Un corps enseignant ancré dans la recherche et le monde professionnel
Sur les 900 enseignants et chercheurs que compte l’établissement, la moitié vient directement du monde professionnel. Ce chiffre n’est pas anodin : il garantit que les formations restent en prise avec les réalités du marché du travail, sans sacrifier l’exigence académique. L’ICP assume cette double identité depuis longtemps.
Parmi les figures historiques qui ont construit la réputation intellectuelle de l’institution, Louis Duchesne y enseigna jusqu’en 1883, Édouard Branly y mena ses travaux sur la radioconduction, et Jacques Maritain y développa une pensée philosophique qui marqua le XXe siècle. Jean Daniélou fut professeur à partir de 1944, doyen en 1962, puis cardinal en 1969 — une trajectoire qui illustre le lien entre rigueur académique et engagement ecclésial. Antonin-Dalmace Sertillanges y contribua également à la tradition thomiste française.
Des professeurs associés de renom
Aujourd’hui, les professeurs associés contemporains maintiennent ce niveau d’exigence. Philippe Stoffel-Munck, spécialiste reconnu du droit des obligations, côtoie Dominique Perben, ancien ministre de la Justice, et Emmanuel Lincot, sinologue dont les analyses font référence. Camille Riquier, philosophe, Laurent Tessier, spécialiste des médias, Michel Ruimy et Olivier Échappé complètent un corps professoral dont la diversité est réelle.
Depuis 2021, le recteur Emmanuel Petit, prêtre du diocèse de Paris, assure la direction de l’établissement. Il succède à une longue lignée de recteurs illustres, dont Paul Poupard (1971-1981), devenu cardinal de Curie, et Pierre Eyt (1981-1986), archevêque de Bordeaux et cardinal.
Les personnalités formées à l’Institut catholique de Paris
Des élèves devenus figures politiques et intellectuelles
Simone de Beauvoir figure parmi les élèves les plus emblématiques de l’ICP — une ironie de l’histoire pour une penseuse qui s’éloignera ensuite radicalement de l’univers catholique. Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes, y a aussi étudié. Plus récemment, Bernard Cazeneuve, Premier ministre de 2016 à 2017, et Alexandre Portier font partie des anciens élèves engagés en politique.
Pierre Pflimlin représente peut-être la trajectoire politique la plus remarquable : président du Conseil en 1958, ministre d’État en 1958-1959 puis en 1962, et président du Parlement européen de 1984 à 1987. Jean-Luc Marion, académicien et philosophe de rang international, et Georges Bernanos — Large Prix du roman de l’Académie française en 1936 — témoignent de la profondeur intellectuelle que l’ICP a su cultiver chez ses étudiants.
- Simone de Beauvoir — philosophe, écrivaine
- Pierre de Coubertin — fondateur des JO modernes
- Bernard Cazeneuve — Premier ministre 2016-2017
- Pierre Pflimlin — président du Parlement européen 1984-1987
- Jean-Luc Marion — académicien, philosophe
- Georges Bernanos — Grand Prix roman Académie française 1936
Des élèves devenus figures religieuses et culturelles
L’ICP a formé une constellation de personnalités religieuses de premier plan. Jean-Marie Lustiger et André Vingt-Trois, tous deux cardinaux et archevêques de Paris, Alfred Baudrillart qui fut aussi recteur de l’établissement, et Christoph Schönborn, cardinal et archevêque de Vienne, illustrent l’influence de l’institution dans l’Église catholique mondiale. Jean-Joseph Moussaron, archevêque d’Albi et Juste parmi les nations, incarne une autre facette de cet héritage.
Dans les années 1930, Marie-Madeleine Davy devient la première femme à être admise comme élève à l’ICP — un fait historique souvent oublié. Du côté de la culture populaire, Audrey Tautou fait partie des anciens étudiants notables. Cette diversité de destins dit quelque chose d’essentiel sur la nature de l’établissement : il forme des esprits, pas des profils uniformes.
- Jean-Marie Lustiger — cardinal, archevêque de Paris
- André Vingt-Trois — cardinal, archevêque de Paris
- Christoph Schönborn — cardinal, archevêque de Vienne
- Jean-Joseph Moussaron — Juste parmi les nations
- Marie-Madeleine Davy — première femme élève (années 1930)
- Audrey Tautou — actrice
Histoire et rayonnement international de l’établissement
Des origines à aujourd’hui
Tout commence en 1875, quand Maurice d’Hulst fonde l’Universitas catholica parisiensis avec la volonté explicite de renouer avec l’héritage de la faculté de théologie de l’ancienne Sorbonne. L’installation dans l’ancien couvent des Carmes n’est pas un hasard : ce lieu porte une mémoire douloureuse depuis les massacres de 1792, et cette mémoire est assumée, commémorée, intégrée à l’identité du lieu.
Le sceau de l’établissement, inspiré de celui de l’ancienne université de Paris, représente la Vierge Marie, Saint Denis et Sainte Catherine — trois figures symboliques qui ancrent l’institution dans une longue tradition universitaire parisienne. Après le passage par la propriété d’État suite à la loi de séparation des Églises, le rachat des locaux en 1927 marque un retour aux sources. Les grandes phases de travaux — 1894-1897, 1929-1930, 1932-1933 — ont progressivement façonné le campus tel qu’on le connaît, avec sa dominante de style anglo-normand.
| Période | Événement |
|---|---|
| 1875 | Fondation par Maurice d’Hulst |
| 1894-1897 | Première tranche de travaux (Gabriel Ruprich-Robert) |
| 1927 | Rachat des locaux par l’Institut |
| 1941 | Reconnaissance d’utilité publique |
| 2017 | Inauguration nouveau campus (400 places, +1 000 m²) |
| 2021-2023 | Ouverture des campus de Reims et Rouen |
Un réseau mondial d’universités catholiques
L’ICP est l’un des cinq instituts catholiques français, aux côtés d’Angers, Lille, Lyon et Toulouse. Cette appartenance à un réseau national structuré facilite les collaborations pédagogiques et la reconnaissance mutuelle des diplômes. Mais l’ambition dépasse largement les frontières hexagonales.
La Fédération internationale des universités catholiques (FIUC) réunit près de 200 universités catholiques dans le monde. L’ICP en est membre actif. Ses partenariats couvrent 140 universités dans 40 pays, et la charte Erasmus+ facilite les mobilités étudiantes en Europe. Les docteurs honoris causa témoignent de ce rayonnement : Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, Justin Welby, archevêque de Cantorbéry, et Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, cardinal et archevêque de Tegucigalpa, ont reçu cette distinction. Trois figures de rang mondial qui disent, mieux que n’importe quel classement, la place qu’occupe cet établissement dans les réseaux intellectuels et religieux internationaux.
Pour un futur étudiant qui hésite, un point mérite attention : l’ICP ne forme pas uniquement des théologiens ou des philosophes. Droit, sciences sociales, éducation, information-documentation — le champ des possibles est bien plus large qu’on ne l’imagine souvent. Et avec trois campus désormais actifs à Paris, Reims et Rouen, la question de la mobilité géographique se pose différemment qu’il y a encore cinq ans.
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