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Faire 5/2 : une bonne idée ?

Vous venez de passer les concours et vous n’êtes pas satisfait de la manière dont se sont déroulées vos épreuves ou des écoles que vous avez réussi à obtenir ? Vous envisagez sérieusement de faire une 5/2 ?

Chaque année, c’est le choix que font quelques 4500 élèves (statistiques de 2019-2020), sur plus de 27000 inscrits en filière scientifique. C’est un choix qui peut s’avérer gagnant compte tenu du fait que la proportion d’élèves inscrits en 5/2 reçus aux plus grandes écoles (X, ENS, Centrale, Ponts…) oscille entre 18 et 30%. Mais ce n’est pas un choix à faire à la légère. Alors, faire une 5/2 : est-ce une bonne idée ?

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Faire 5/2 : une bonne idée?

En tout premier lieu : ne vous projetez pas dans une 5/2 et passez un maximum de concours

Chaque candidat aux concours est unique. Chacun arrive avec ses ambitions propres et ses préférences. Malheureusement, chaque année des candidats de 3/2 se retrouvent sans école et n’ont d’autre choix que de faire une 5/2 (ou d’aller à la Fac par le jeu des équivalences), faute d’avoir présenté un nombre d’écoles suffisant.

Quelle que soit votre situation : que vous ne vous sentiez pas assez préparé ou que vous soyez sûr de votre niveau et de vos chances d’intégrer la grande école que vous visez, passez un maximum de concours !

Premièrement, car vous mettez un maximum de chances de votre côté d’obtenir une école. Le temps du choix viendra après. Deuxièmement, parce que même dans l’éventualité où vous seriez amené à repasser les concours, vous allez engranger de l’expérience.

La prépa est une course de fond, il ne faut jamais baisser les bras et rester mobilisé jusqu’au bout. Les surprises peuvent être bonnes comme mauvaises, mais il faut avoir pour règle de ne rien avoir à regretter.

Faire une 5/2, c’est perdre la bonification dont bénéficient les 3/2

Ne rien regretter, car faire une 5/2, c’est perdre la bonification dont bénéficient les 3/2. Elle représente 1 ou 1,5 point sur votre moyenne et cela se traduit en centaines de places dans les classements.

Bien sûr, vous êtes en filière scientifique. Votre réussite aux épreuves peut sembler être moins aléatoire dans une matière comme les mathématiques ou la physique, que dans une épreuve où l’on vous demande de disserter. Chaque année, dans la filière commerciale par exemple, des étudiants performent particulièrement bien à une épreuve mais ne sont pas assurés de reproduire l’exploit. En sciences, il paraît plus juste de se dire que le gain d’une année supplémentaire sera réel. Le programme est le même, vous aurez le temps de combler les éventuelles lacunes que vous auriez, vous pourrez non plus découvrir le programme mais faire de nombreuses annales et exercices d’approfondissement.

C’est le pari gagnant que font chaque année des candidats qui n’étaient pas satisfaits de leurs résultats et de leurs écoles. Au concours MP, 20% des admis à l’X sont des 5/2, 22% pour Centrale-Supélec, mais aux Mines ils ne sont que 4%.

Il est donc possible, grâce à l’expérience supplémentaire d’une année de 5/2 de réussir à des concours très sélectifs, même en perdant la bonification accordée aux primants. Mais encore faut-il être prêt à la gérer mentalement et moralement.

Il faut être prêt à le gérer mentalement et moralement

En effet, parfois la prépa se passe dans la douleur et les candidats ne parviennent pas à surmonter leur stress ou leurs angoisses. Refaire une année de maths spé ne doit pas être une décision prise à la légère.

Analysez les causes de votre échec. Dans un premier temps, sachez distinguer l’échec de la déception. Il est possible d’avoir perdu ses moyens le jour des épreuves et de se dire que ça ne se reproduira pas l’année d’après. Tout dépend de vous, il faut que vous sachiez si vous êtes prêt à vivre une troisième année de prépa. Travailler, quand vos camarades de promos auront eux intégré une école. Revoir les mêmes programmes et garder sa motivation intacte.

Un ancien élève de maths spé ayant cubé pour finalement intégrer une grande école du Top 10, nous confiait que son année de 5/2 fut tout de même difficile. Il connu une période de 2 ou 3 mois durant lesquels il n’arrivait plus à travailler. Il avait donc pris le parti, en accord avec ses professeurs, de lâcher du lest et avait réussi à se remobiliser pour préparer et réussir ses concours. Suite à de violentes migraines, il avait aussi dû apprendre à prendre soin de son sommeil.

Parfois, cela vous demandera de savoir gérer l’ennui. Mais globalement, c’est affaire de gestion mentale et de barrières à surmonter. Quel que soit votre choix, il faut privilégier votre santé et rester lucide sur vos réelles chances d’intégration.

Relativisez les classements et sachez apprécier les écoles à leur juste valeur

Lors de vos résultats, sachez apprécier les écoles pour lesquelles vous êtes admis à leur juste valeur. Si des écoles comme l’X, Centrale, Mines, Ponts ou Supaéro font rêver, il est tout à fait possible de trouver une école qui puisse correspondre à vos goûts et à votre projet professionnel.

Ne les jugez pas à la seule lumière des classements généralistes. Quasiment toutes les écoles d’ingénieurs accessibles sur concours offrent de beaux débouchés professionnels. Bien sûr, l’X permet d’accéder à des postes prisés dans de grandes banques ou des cabinets de conseils réputés avec des rémunérations très alléchantes à la clés. Mais des écoles plus spécialisées ont aussi de belles choses à offrir à leurs étudiants. Une carrière est quelque chose qui se construit sur le long terme et votre parcours sera enrichi de vos expériences à l’international ainsi que de vos stages.

D’ailleurs, de nombreux anciens et recruteurs le disent : ce qui fait la différence sur le marché du travail, c’est la personnalité et le parcours professionnel, pas le classement de l’école. Parfois, il vaut mieux savoir tourner la page de la prépa et rentrer dans l’action.

C’est un risque à prendre… si on l’a bien évalué

Le risque principal auquel un 5/2 s’expose c’est de refaire une année, de repasser les concours, et d’avoir une école moins bien classée. C’est un risque réel qui se concrétise chaque année pour un certain nombre de candidats.

Donc, si vous devez faire une 5/2, demandez-vous :

  • quelles écoles j’ai, quelles sont celles qui pourraient me correspondre ?
  • ais-je de réelles chances d’avoir une meilleure école ou l’école de que je vise ?
  • quelles sont mes alternatives (écoles, équivalences)?
  • pour quelles raisons ais-je “échoué” ?
  • est-ce qu’une année supplémentaire me permettra de surmonter les causes de cet “échec”?
  • suis-je prêt, mentalement et moralement, à faire une troisième année de prépa ?
  • suis-je capable de faire mieux, en dépit de la perte des points de bonification ?

En fonction de vos réponses, vous pouvez déjà vous faire une première idée.

Parlez-en avec votre famille, vos proches, car s’ils vous soutiennent financièrement, ils peuvent avoir leur mot à dire.

Mais surtout, parlez-en avec vos professeurs. Ils vous connaissent bien, ainsi que les concours. Ils ont l’habitude d’accompagner chaque année leurs élèves et peuvent vous aider à évaluer lucidement vos chances de réussite. Faire une 5/2 n’est pas automatique, il faudra l’accord de votre établissement, ou d’un autre, pour que vous puissiez vous réinscrire. 

Donc, quoi qu’il arrive, donnez votre maximum afin de pouvoir faire valoir vos résultats, et d’ainsi engranger de l’expérience pour une éventuelle 5/2.

Moins de 20% des élèves de prépa scientifique ont une réelle chance d’intégrer une des meilleures école d'ingénieurs.

En ferez-vous partie ?

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