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Cuber en prépa HEC : une bonne idée ?

Vos écrits ne se sont pas passés aussi bien que vous l’auriez voulu ? Vous n’avez pas les écoles que vous espériez et pensez à refaire une année de prépa pour avoir à nouveau toutes vos chances lors de la prochaine session de concours ?

10% des étudiants scolarisés en deuxième année de prépa commerciale sont des cubes, c’est le taux le plus faible des trois filières, car en général, chaque candidat a pu obtenir une école. Mais pas forcément celle qu’il espérait. Alors, est-ce une bonne idée de cuber en prépa HEC ? Nous allons tenter de vous apporter quelques clés pour y répondre.

Retrouvez notre article Cuber dans une autre prépa : bonne solution ?

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Cuber en prépa HEC : une bonne idée?

Une règle d’or : ne jamais l’envisager avant d’avoir effectivement passé les concours

Tout d’abord, il ne faut jamais penser à cuber (refaire une deuxième année de prépa) avant d’avoir passé les concours et d’avoir eu les résultats de ses épreuves écrites. En effet, la prépa est stressante, au fur et à mesure du temps qui passe et des DS et des concours blancs, vous pouvez ressentir un découragement (parfois légitime) face à des résultats décevants. Mais il ne faut jamais baisser les bras et toujours donner son maximum. Combien d’élèves ont travaillé d’arrache-pied et se sont révélés le jour des concours ? Si certains font des contre-performances, d’autres réussissent là où auparavant ils n’obtenaient que des résultats moyens.

Voici l’histoire d’un prépa en ECS, qui a réussi à intégrer l’ESSEC en dépit de résultats limites au départ :

“En première année, l’année a été très difficile, non pas à cause du cadre et du fait de rencontrer des gens que je ne connaissais pas, mais je travaillais énormément. Je manquais d’organisation. Il faut apprendre à se connaître, savoir si on apprend mieux sur support ou en écoutant. En maths, j’étais dernier des deux promos et j’étais dernier de la classe au deuxième trimestre. Une discussion avec mes parents a été entamée, et j’ai été avisé d’un possible renvoi à la fin de l’année si mes résultats ne s’amélioraient pas. L’objectif n’était pas de virer les moins bons mais ceux en décrochage. Pour ma part, je travaillais mais je n’avais pas de résultat. Il n’y avait que les langues et la culture générale où je ne m’en sortais pas trop mal. Mais ils ont tout de même pris la décision de me garder à la fin de l’année car j’avais majoré l’épreuve de culture générale. 

J’ai donc intégré la deuxième année, mais j’ai fait un réel point durant l’été sur mes méthodes de travail. J’ai aussi plus travaillé les maths. J’ai pris des cours avec une intégrée d’HEC qui s’est mise à mon niveau. J’ai appliqué une méthode synesthésique : je me mettais à la place du prof à un tableau. Mes résultats en maths ont augmenté et je suis parvenu à me hisser à la moyenne. En histoire, on savait que ça allait dépendre du sujet et qu’il fallait bachoter. En culture générale, j’ai proposé un exposé sur l’espace. J’avais fait le cours à la place du prof, ça c’était très bien passé. J’ai donc commencé à voir une bonne dynamique de progression en deuxième année. 

Ce qui a fait ma réussite aux concours, c’est la préparation et les révisions de deux semaines condensées en groupe de 5. Nous étions très cadrés avec les indications des professeurs sur ce que nous devions travailler. Nous sommes vraiment préparés au maximum de nos capacités.”

Il faut donc toujours se donner les moyens et toutes les chances de réussir chaque épreuve, et surtout, ne pas se démobiliser ou se décourager après une épreuve que l’on redoute d’avoir raté. Parfois, il y a de bonnes surprises. Et souvent, cela peut donner le déclic sur l’épreuve suivante.

Il faut aussi s’inscrire à un certain nombre de concours pour s’assurer une place, même dans une école qui nous ferait moins envie. Il ne faut pas se limiter à quelques écoles au prestige avéré mais éclipsant d’autres écoles présentant des débouchés parfois tout aussi intéressants.

Vous avez vos résultats et vous n’en êtes pas satisfait

Une fois que vous avez effectivement vos résultats d’admissibilité, vous êtes en mesure de faire un premier point. Si vous devez envisager de cuber, il faut y penser maintenant pour préparer vos dossiers pour votre prépa ou celles où vous pourriez cuber.

Il est important d’analyser scrupuleusement vos performances. Dans quelle mesure avez-vous raté dans une ou des matières fortes, pouvez-vous vous améliorer ? Au contraire, avez-vous déjà eu de très bonnes notes compte tenu de votre profil et pensez-vous pouvoir renouveler l’exploit ? Bénéficiez-vous d’une réelle marge de progression ? Avez-vous la motivation nécessaire pour refaire une deuxième année ? Pouvez-vous refaire une année de prépa dans votre établissement ou devez-vous en changer ? Vos parents et vos proches vous soutiennent-ils ? Quel est votre projet professionnel et quelles écoles vous permettent de l’atteindre ?

Tant de questions auxquelles vous devez répondre.

Etudiez posément toutes vos options

Dans un premier temps, vous devez évaluer toutes vos options. Cuber n’est réellement un bon choix que si l’on peut avoir une meilleure école que celles que l’on a.

Le cauchemar de tout étudiant est de retenter les concours et d’avoir aussi bien voir moins bien (ce qui n’est pas impossible et arrive) que les écoles qu’ils avaient eu lors des premiers concours.

Faites le point sur votre projet professionnel, cela vous sera bénéfique pour deux raisons :

  • il est tout à fait possible qu’une école moins prestigieuse dans les classements généraliste présente une filière spécialisée très compétitive sur le marché de l’emploi (exemple : la filière finance de l’EDHEC est très bien cotée),
  • il peut être préférable de passer par une autre voie (une licence bien cotée dans une bonne université) pour ensuite retenter les admissions parallèles (cette stratégie est valable pour toutes les écoles à l’exception des parisiennes).

Certains élèves réussissent à intégrer de très bonnes écoles en passant par un cursus hors-prépa. Et même si c’est un peu moins bien vu dans certaines institutions (comme l’EM Lyon, où il faudra se démarquer par un profil atypique), un certain nombre d’étudiants réussissent à retrouver des camarades de promos de leur ancienne prépa en école sans retard particulier, alors qu’ils n’avaient pas réussi en prépa.

L’objectif numéro un est de ne pas nourrir de regrets. Il faut parfois préférer se montrer malin, cela peut porter ses fruits.

Sachez évaluer vos chances de faire réellement mieux

Une fois que vous avez vos résultats, soyez lucide sur l’analyse de ces derniers et sur vos réelles chances de pouvoir faire mieux. En effet, il n’est pas rare que des étudiants performent sur une matière avec un résultat exceptionnel comme un 19 en histoire ou en culture générale, mais qu’ils ne soient pas capables de renouveler l’exploit l’année d’après. Une année de cube permet en théorie d’approfondir ses connaissances dans chaque matière et d’augmenter sa maîtrise sur tous les sujets.

Mais si vous êtes déjà épuisé par deux années de préparation intensive, ou que vous n’êtes pas motivé à bloc, vous vous exposez à faire une année de cube en pure perte. Le risque est faible, mais imaginez-vous encore en train de travailler pour préparer à nouveau des concours alors que vos camarades de promos sont en école et profitent de leur nouvelle vie d’étudiant, et demandez-vous si vous aurez un mental assez solide pour aborder avec sérénité cette nouvelle année avec pour objectif de faire mieux. Sans compter les coûts supplémentaires qu’implique de repasser les concours, ainsi que l’année de “perdue” retardant votre entrée sur le marché du travail.

Une fois les risques évalués, les bénéfices attendus sont eux évidents : arriver mieux préparé, bénéficier de plus de temps pour améliorer sa méthodologie, faire plus d’annales.

Une stratégie qui peut s’avérer gagnante

Voici l’exemple d’un ancien préparationnaire en ECS ayant pris la décision de cuber dans un autre établissement et ayant finalement intégré une grande école du Top 3 :

“J’ai eu Audencia et Grenoble sans travailler ou en travaillant 2 mois. La question que je me suis posée est : si j’intègre, aurais-je le sentiment d’avoir fait du mieux que je pouvais? Le prestige de l’établissement compte bien-sûr, mais ça n’avait pas forcément de rapport. J’avais quelque chose à me prouver.”

Selon lui, il y a trois type de cube :

  • le paresseux qui peut faire mieux,
  • le très fort qui s’est effondré lors des concours, 
  • et le très moyen qui fait une bonne performance et qui se dit “est-ce que je ne pourrais pas avoir de meilleures notes et une meilleure école si je cube ?

Au moment de prendre votre décision, il faut donc vous poser ces questions :

  • ai-je donné le meilleur de moi-même en 2e année ?
  • la prépa a-t-elle été vraiment éprouvante ?
  • m’est-il nécessaire de cuber pour atteindre mes objectifs ?
  • ais-je besoin de plus de temps pour tirer tous les bénéfices de mes années de prépa?

La cube peut être une année d’éclosion comme de stagnation. Attention donc au risque d’être moins impliqué, de se sentir essoufflé ou d’être envahi d’un sentiment de lassitude.

Intégrer une prépa dédiée aux cubes

Intégrer une prépa dédiée aux cubes peut être une solution. Certaines prépas privées proposent des années de cube où le programme est spécifique et permet de revoir le programme des deux années.

D’autres prépas, comme la prépa Saint-Jean de Douai, a pour spécialité de préparer les élèves plus intensivement aux épreuves des entretiens de personnalité. Des instituts privés, comme IPESUP recrutent spécifiquement des candidats au fort potentiel, qui ont manqué de peu l’admissibilité aux meilleures écoles, pour les préparer à l’intégration d’une école du Top 5 voire du Top 3. Faites attention car ces prépas privées peuvent coûter cher et avoir des pratiques douteuses comme celle de présenter des taux d’intégration hors du commun, mais obtenus sur la base d’une sélection drastique de leurs élèves, reléguant les profils moins prometteurs dans une sous-marque dont ils sont aussi propriétaires.

Cuber n’est pas une décision à prendre à la légère, ni refuser l’intégration dans une ou plusieurs écoles. En termes de débouchés, certaines écoles ouvrent des portes de carrières en banques d’affaires ou cabinets de conseils qui sont inaccessibles lorsque l’on vient d’écoles moins prestigieuses. Cela a donc du sens d’avoir pour objectif d’intégrer la meilleure école possible. Veillez simplement à adopter une stratégie qui soit optimale pour vous.

Moins de 17% des élèves de prépa commerciale ont une réelle chance d’intégrer une des écoles du Top 3 telles qu'HEC ou l'ESSEC.

Saurez-vous la saisir ?

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